Quand le Niger rêve d'autosuffisance alimentaire !
Quand le Niger rêve d'autosuffisance alimentaire !

Pour lutter contre la faim, le Niger veut investir dans l'agriculture !

Alors que l'insécurité alimentaire continue de progresser en Afrique et dans le reste du monde, le président du Niger a sa petite idée sur l'éradication de la faim.

Badr Kidiss
Rédigé le , mis à jour le

La fin de la faim en Afrique ? Ce n'est visiblement pas pour demain... Selon le dernier rapport de l'ONU sur la sécurité alimentaire, 820 millions de personnes dans le monde étaient sous-alimentées, c'est à dire qu'ils ne mangeaient pas à leur faim, en 2018. Et sur les 41 pays qui ont besoin d’aide alimentaire extérieure, trente et un sont africains ! 

Si la faim progresse dans le monde, les mauvaises conditions climatiques et les conflits sont des « facteurs-clés qui expliquent l’augmentation récente de l’insécurité alimentaire ». C'est le fonds des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) qui le dit. Situé au coeur du Sahel, le Niger n'y échappe pas ! La hausse des températures, liée au réchauffement climatique, est à l'origine de grandes périodes de sécheresses. Et pour couronner le tout, ce pays de 21 millions d'habitants a été classé par la Banque mondiale en 6e position des pays les plus pauvres du monde : 3 Nigériens sur 4 vivent avec moins de 2 dollars par jour. Et pourtant, le numéro 1 nigérien est optimiste. 

Investir dans l'agriculture 

"L’investissement dans l’agriculture constitue la meilleure manière de réduction de la pauvreté et de la faim en Afrique", a expliqué le président nigérien Mahamadou Issoufou début septembre à Accra (Ghana). L'Afrique « dispose d’importantes ressources en eau souterraine et de surface, ainsi qu’une jeunesse nombreuse qui constitue une main d’œuvre qui ne demande que des emplois », a rappelé le chef d'Etat.

Ce discours nous rappelle l'une des nombreuses recommandations des experts de l'agriculture : "Il est indispensable que les pays africains réalisent le potentiel des zones rurales pour créer davantage d'opportunités d'emplois pour les jeunes et les encourager à rester dans les petits villages des zones rurales". Car au-delà des frontières du Niger qui s'est aussi mobilisé contre le paludisme, l'Afrique a plus que jamais besoin de ses jeunes pour lutter contre la faim.