Pass vaccinal, pass sanitaire... les stratégies anti-Covid se multiplient en Afrique

Pass sanitaire, pass vaccinal... ces appellations et documents ont changé la vie de millions d'Africains. Si le Gabon, le Rwanda et le Maroc ont fait le choix de limiter l'accès a de nombreux lieux aux personnes vaccinées contre le Covid-19, d'autres pays ont préféré ne rien mettre en place. On fait le point

Badr Kidiss
Badr Kidiss
Rédigé le , mis à jour le
Le pass vaccinal marocain
Le pass vaccinal marocain  —  AP

L'Afrique passe au pass. Les termes changent, les documents exigés ne sont pas les mêmes... mais le pass sanitaire ou vaccinal s'impose dans de nombreux pays du continent. Pour accéder aux administrations, à certains lieux, ou prendre les transports, il faut être vacciné contre le Covid-19 ou présenter un test négatif. 

Mais ces mesures ne mettent pas tout le monde d'accord, alors que les taux de vaccination dépassent à peine les 2% dans plusieurs pays d'Afrique subsaharienne. Que ce soit au Rwanda, au Togo, au Kenya ou au Gabon, de nombreuses ONG ont dénoncé et contesté la mise en place de ces pass anti-Covid. Même son de cloche au Maroc, au Congo-Brazzaville et en Tunisie où les manifestations se sont multipliées, au moment de l'instauration de ces documents munis de QR Code. 

Ces pays qui n'ont rien fait

Dans de nombreux pays d'Afrique subsaharienne, région la moins vaccinée au monde, il n’existe aucun pass vaccinal ou sanitaire. C'est notamment le cas en République démocratique du Congo. En proie à plusieurs épidémies, le deuxième plus grand pays d'Afrique recense à ce jour plus de 54.000 cas confirmés, dont au moins 1.053 décès. Et alors que le nombre de contaminations explose à Kinshasa depuis l'apparition du variant Omicron, la campagne de vaccination piétine toujours. Seulement 0,1% de la population est totalement protégée contre le Covid-19, ce qui fait de la RDC le pays le moins vacciné au monde.