La République démocratique du Congo vient de commencer la vaccination contre Ebola
La République démocratique du Congo vient de commencer la vaccination contre Ebola OMS

La RD Congo lance la vaccination contre Ebola

Quelques jours après l'identification d'un premier cas d'Ebola dans la province du Nord-Kivu, les autorités congolaises ont lancé une campagne de vaccination.

Badr Kidiss
Rédigé le , mis à jour le

La revoilà ! Moins de cinq mois après la fin de la dernière épidémie d'Ebola dans la région, cette terrible maladie fait un retour inquiétant en République démocratique du Congo. Pour limiter les contaminations, les autorités ont lancé, ce mercredi, la vaccination contre Ebola. A l'heure où ces lignes sont écrites, les personnes à risque, parmi lesquelles les 174 contacts du cas confirmé et les premiers intervenants, sont vaccinées. 

"Ebola est un virus virulent et mortel qui peut se propager rapidement et agressivement. Mais les vaccins peuvent créer un pare-feu de protection autour des cas, en rompant la chaîne de transmission, en évitant une potentielle épidémie à grande échelle et en sauvant de nombreuses vies", explique la Dre Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique

Près de 1000 doses du vaccin anti-Ebola rVSV-ZEBOV et d’autres fournitures médicales ont été livrées de la capitale Kinshasa à la ville de Goma, dans le Nord-Kivu, et près de 200 doses ont été envoyées jusqu’à Beni, près de l’aire de santé de Butsili où le cas confirmé a été détecté. Au total, la République démocratique du Congo (RDC) dispose de plus de 12.000 doses de vaccin à Kinshasa, qui peuvent être déployées si nécessaire.  

Suivre les contacts

En plus d’organiser les activités de vaccination, les équipes de riposte d’urgence travaillent sans relâche pour suivre les contacts, décontaminer les lieux infectés et renforcer la surveillance et le dépistage de la maladie à virus Ebola. Plus de 170 contacts ont déjà été identifiés et les équipes contrôlent leur état de santé. Pour accélérer la riposte, l’OMS est en train d’entreprendre l’acheminement de cinq tonnes de matériel de riposte, dont des médicaments, des équipements de protection individuelle et du matériel de laboratoire.  

Si Beni est considéré comme l’un des épicentres de l’épidémie d’Ebola de 2018-2020 dans l’est de la République démocratique du Congo, des cas sporadiques peuvent survenir après une épidémie majeure.  Mais davantage de séquençage génomique est nécessaire pour déterminer si ce dernier cas est lié aux précédentes épidémies. Le principal laboratoire de l’Institut national de recherche biomédicale de la République démocratique du Congo, à Kinshasa, examine actuellement les échantillons du cas confirmé afin d’identifier la souche du virus. Les résultats devraient être disponibles cette semaine.