Le coronavirus freine l'accès aux services de santé mentale
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Un centre ivoirien veut en finir avec les maladies mentales

Cela fait maintenant 20 ans que le centre Jubilé de Korhogo accueille et soigne les personnes souffrant de maladies mentales en Côte d’Ivoire.

Alicia Mihami
Rédigé le , mis à jour le

Les maladies mentales sont encore trop souvent ignorées en Afrique ! Et il est parfois très difficile pour les malades de trouver l'aide médicale dont ils ont besoin. Heureusement, des structures d'accueil existent..

En Côte d'Ivoire par exemple, le centre Jubilé de Korhogo, anciennement connu sous le nom de Saint Camille, est réputé pour  la prise en charge des personnes souffrant de maladies et de troubles mentaux (dépression, troubles affectifs bipolaires, schizophrénie, démence, déficience intellectuelle et troubles du développement).

En finir avec la toxicomanie 

Mais la grande spécialité du centre de Jubilé est la désintoxication et la lutte contre la toxicomanie. Pour fêter ses 20 ans d’existence, le centre a organisé récemment une Journée Portes Ouvertes. De quoi permettre aux concitoyens de découvrir la réalité des maladies mentales et l’évolution de leur prise en charge. Une occasion en or, quand on sait que la prise en charge des maladies mentales en Côte d’Ivoire a longtemps reposé sur le triptyque "chaînes, guérisseur ou asile", comme le révèle le psychiatre Roger Charles Joseph Delafosse, directeur du programme national de santé mentale, à nos confrères du journal Le Monde.

Si aujourd’hui, la prise en charge des maladies a évolué, elle est encore limitée par le manque de personnel, La Côte d’Ivoire ne dispose que d’une cinquantaine de psychiatres. Résultat, les tradipracticiens (ou guérisseurs) sont omniprésents. Autrement dit, le continent africain a besoin de plus de structures sanitaires pour venir en aide aux personnes souffrant de maladies mentales : l'Organisation mondiale de la santé (OMS)  estime que plus de 30 millions de personnes vivent avec un trouble dépressif en Afrique.