L'OMS recommande le Molnupiravir, la pilule anti-Covid de Merck, sous conditions

Autorisée au Maroc ou encore en Afrique du Sud, la pilule de Merck vient d'être recommandée par l'Organisation mondiale de la santé pour les patients atteints d'un Covid 19 encore léger mais qui présentent un risque élevé d'hospitalisation.

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Le Molnupiravir est déjà autorisé par trois pays africains
Le Molnupiravir est déjà autorisé par trois pays africains  —  G.Tbov / Shutterstock

Elle a finalement eu l'aval de l'OMS. L'agence onusienne a recommandé, ce mercredi, la pilule anti-Covid de l'américain Merck (MSD) pour les patients atteints d'un Covid-19 encore léger mais qui présentent un risque élevé d'hospitalisation, notamment les personnes âgées. 

Autorisé au Maroc, en Egypte et en Afrique du Sud, ce traitement, nommé molnupiravir, est un antiviral qui doit être administré rapidement après l'apparition des symptômes du Covid, et pris durant cinq jours afin d'empêcher le virus de se répliquer. Il est recommandé pour "les patients atteints de Covid-19 non sévère qui présentent le risque le plus élevé d'hospitalisation", a déclaré mercredi un groupe d’experts internationaux de l'OMS composé d'experts internationaux dans le British Medical Journal (BMJ). 

Ces patients présentant un risque d'hospitalisation sont les non-vaccinés, les personnes âgées, les immunodéprimés ou les personnes qui souffrent de maladies chroniques.

Déconseillé aux enfants et femmes enceintes

Alors que certains experts ont expliqué l'importance d'associer le molnupiravir à une contraception, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que "les patients jeunes et en bonne santé, y compris les enfants, et les femmes enceintes et allaitantes" ne devraient pas prendre le traitement oral de Merck. 

Cette recommandation est basée sur de nouvelles données issues de six essais contrôlés randomisés portant sur 4.796 patients, soit le plus grand ensemble de données sur ce médicament jusqu’à présent, détaille l'OMS dans un communiqué. Les résultats de ces essais tendent à montrer que le molnupiravir réduit le risque d’admission à l’hôpital (43 admissions de moins pour 1.000 patients à risque élevé) et le délai de résolution des symptômes (en moyenne 3,4 jours de moins). 

Le panel de l'OMS reconnaît que les problèmes de coût et de disponibilité associés au molnupiravir peuvent rendre son accès aux pays à revenu faible et intermédiaire difficile et exacerber les inégalités en matière de santé. Les experts recommandent également un traitement combinant les anticorps monoclonaux de Regeneron (casirivimab et imdevimab) uniquement aux personnes dont il est confirmé qu'elles n'ont pas été contaminées par le variant Omicron. En effet, ces anticorps se sont révélés inefficaces contre le variant.

Source : AFP