La "poudre de charbon vert actif", un remède contre les poisons ?

Le produit conçu par le chercheur Muller Nandou Tenkeu serait efficace dans le traitement de plusieurs pathologies. En plus de ses vertus thérapeutiques, le charbon vert actif permet également de filtrer les eaux.

Arnaud Ntchapda
Rédigé le
Le médicament coûte 3.500 Francs CFA par boîte de 60 g
Le médicament coûte 3.500 Francs CFA par boîte de 60 g  —  DR

Un nouvel espoir pour les victimes d’empoisonnement. Le chercheur camerounais Muller Nandou Tenkeu propose un nouvel antidote : la "poudre de charbon vert actif". La notice de ce médicament, composé de charbon actif à base de coque de noix de coco, indique qu’il sert "pour le traitement des affections et infections suivantes : paludisme juvénile, thyphoïde juvénile, intoxications alimentaires aiguës et sub aiguës, traitement des gencives et blanchiment des dents. Il intervient aussi dans la diminution du mauvais cholestérol dans l’organisme, il soulage les maux de ventre et même les poisons".  

Le médicament coûte 3.500 Francs CFA par boîte de 60 g et 5.000 Francs CFA pour les sachets de 70 g. Selon son créateur, ce charbon actif s'exporte dans le monde entier, à petites doses. Muller Nandou Tenkeu précise que le produit est efficace contre les poisons dits "lents" - ceux qui mettent du temps avant de faire des dégâts dans l’organisme humain. Le chercheur assure que son médicament est très efficace.  

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Purifier l'eau

Le charbon vert actif présente également des avantages dans la protection de l'environnement. Ainsi, il permet de filtrer les virus, les bactéries et les matières fécales dans les eaux de mangrove, de puits et de caniveaux. "La coloration de l'eau passe du noir au blanc clair", indique Muller Nandou Tenkeu. 

La poudre de charbon vert actif est fabriquée depuis plusieurs années par le laboratoire Kemit Ecology, basé à Douala. Elle a été homologuée par le comité scientifique du programme d'appui à la recherche du ministère de la Recherche scientifique et de l'innovation, et financé par la coopération française. “Les tests ont été faits au Laboratoire de génie chimique et énergétique de l'université de Gand en Belgique à cet effet. Les études de toxicité et de tolérance ont été faites au Cameroun“, ajoute le chercheur. À présent, le chercheur a entamé la démarche d’homologation de son produit par le Laboratoire National de Contrôle de Qualité des Médicaments et d'Expertise (LANACOME).