Selon l'OMS, il est possible d'éliminer les hépatites B et C
Selon l'OMS, il est possible d'éliminer les hépatites B et C

Hépatites B et C : des adieux d'ici 2030 ?

Les hépatites B et C pourraient être éradiquées d'ici 2030. Difficile à croire mais c'est possible selon les dernières estimations de l'Organisation mondiale de la santé !

Badr Kidiss
Rédigé le , mis à jour le

On peut les vaincre ! Les hépatites B (VHB) et C (VHC) qui touchent plus 325 millions de personnes dans le monde, et en tuent chaque année plus d'un million, pourraient être éliminées d’ici à 2030. Un bonne nouvelle car, en Afrique, ces hépatites affectent plus de 70 millions de personnes. Et c'est l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui le dit. Pire, les hépatites virales, qui sont définies comme étant des inflammations du foie, tuent même plus que la tuberculose (1,7 million en sont mortes en 2016) et le VIH / Sida (770 000 personnes en sont mortes en 2018).

Des cinq virus d'hépatites (A, B, C, D,E), les plus dangereuses sont les B et C. Elles sont les principales causes du cancer du foie. Et surtout, elles peuvent ne présenter aucun symptôme pendant de longues années. D'où l'intérêt de se faire régulièrement dépister.

Faible couverture du dépistage

"80 % des personnes vivant avec une hépatite n’ont pas accès aux services nécessaires pour prévenir, dépister et traiter ces maladies", note l'OMS. Résultat, des millions de personnes sont confrontées au risque d’évolution lente vers une maladie chronique du foie, le cancer et la mort. En cause, la faible couverture du dépistage et des traitements.

Pour combler cette lacune et atteindre les objectifs mondiaux d'élimination des hépatites B et C d'ici 2030, l'OMS a lancé une stratégie mondiale qui a pour but de dépister 90% et à traiter 80% des personnes ayant le VHB et le VHC d’ici 2030. Adoptée à l'unanimité par l’Assemblée mondiale de la Santé, cette stratégie appelle tous les pays à « investir dans l’élimination de l’hépatite ». Maintenant que les jalons sont posés, il ne reste plus qu'à trouver des financements. Pour sauver autant de personnes chaque année sur le continent, ça vaut le coût !