L'hépatite B

L'hépatite B

Cette maladie se transmet facilement par voie sexuelle et par le sang.

Rédigé le , mis à jour le

Définition

L’hépatite B est une maladie virale du foie due au virus de l'hépatite B (VHB). Cette maladie se transmet facilement par voie sexuelle et par le sang, notamment lors de l'accouchement, au cours duquel la mère peut transmettre le virus à son enfant. En 2015 on estimait que plus de 250 millions de personnes vivaient avec l'hépatite B dans le monde. 

Symptômes

La plupart du temps, les gens qui ont contracté l'hépatite B récemment ne présentent pas de symptômes. Dans certains cas cependant, l'hépatite donne lieu à une infection aigüe dont les symptômes peuvent persister pendant plusieurs semaines. Parmi les symptômes ont compte alors le jaunissement de la peau et des yeux, des urines de couleur sombre, une fatigue intense, des nausées, des vomissements et des douleurs abdominales. Des cas plus rares de complications de l'infection peuvent donner lieu à une insuffisance hépatique aiguë, susceptible d’entraîner la mort. L'hépatite B peut aussi déboucher sur une affection chronique, qui à terme peut provoquer une cirrhose du foie ou un cancer. ExamensLe virus de l'hépatite B est détectable de 30 à 60 jours après l'infection. Pour l'identifier, il faut réaliser une prise de sang. On peut différencier l'hépatite chronique de l'hépatite aigüe : on parle d’infection chronique quand le virus est encore présent dans l’organisme au-delà de 6 mois après la contamination. 

Traitement

Il n'existe pas de traitement spécifique contre l'hépatite B, on peut seulement en limiter les symptômes. Dans le cas d'une infection aigüe,  il s'agit principalement de préserver le confort du malade et d'adapter son équilibre nutritionnel. Il est particulièrement important de compenser les pertes de liquides associés aux symptômes comme les vomissements et les diarrhées. On limite aussi autant que possible la prise de médicaments inutiles, de manière à ne pas surcharger le foie. En cas d'hépatite B chronique, on traite avec des antiviraux, qui permettront de ralentir l'évolution de la cirrhose, réduire l’incidence des cancers du foie et améliorer la survie à long terme. Cependant la plupart des traitements ne feront qu'arrêter la progression du virus et ne guériront pas le malade, qui devra donc prendre son traitement à vie. 

Prévention

Le meilleur moyen de prévenir l'hépatite B est la vaccination. L'OMS recommande que les enfants soient vaccinés le plus tôt possible : idéalement, la première injection doit être faite dans les 24 heures suivant la naissance, avec 2 ou 3 rappels dans les semaines suivantes pour un schéma vaccinal complet. La protection est alors d'au moins 20 ans et probablement effective à vie. L’administration d’une dose rapidement après la naissance est une mesure efficace pour réduire la transmission de la mère à l’enfant, fréquente lors de l'accouchement. Afin de réduire le risque de transmission, on vaccine également les femmes enceintes présentant les marqueurs viraux de l'hépatite B. 

En Afrique

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, sur plus de 250 millions de personnes atteintes d'hépatite B, 81 millions vivraient en Afrique, avec une forme chronique de la maladie. L'Afrique est d'ailleurs l'une des zones où la couverture vaccinale peine à progresser, avec seulement 6% de vaccination à la naissance, contre 43% à l'échelle mondiale. L'accès au diagnostic reste souvent difficile dans les pays les plus pauvres, il est donc courant que la maladie ne soit diagnostiquée que lorsqu'elle atteint un stade avancé. Les personnes diagnostiquées correctement sont encore mal prises en charge, avec une couverture thérapeutique de seulement 22 % dans le monde.

Source : OMS, ameli