De nombreux centres de vaccination anti-Covid ont ouvert leurs portes à Dakar (photo d'illustration)
De nombreux centres de vaccination anti-Covid ont ouvert leurs portes à Dakar (photo d'illustration) Shutterstock

Le Sénégal n'est pas à l'abri d'une quatrième vague de Covid-19

Alors que le nombre de contaminations au Covid-19 ne cesse de baisser au Sénégal la menace d'une éventuelle quatrième vague plane déjà au-dessus du pays.

Barou Dembélé
Rédigé le , mis à jour le

S'il semblait submergé par la pandémie de Covid-19 il y a encore quelques mois, le Sénégal respire aujourd'hui. La pandémie montre "une tendance baissière solide", estime le Dr Alioune Badara Ly, directeur du Centre des opérations d’urgences sanitaires (COUS) au ministère sénégalais de la Santé, alors que l'accalmie se ressent même dans les structures hospitalières du pays. Une bonne nouvelle, après une troisième vague qui s'est propagée plus vite et a frappé plus fort que les précédentes. 

"Depuis six semaines, nous avons constaté une baisse consécutive des cas, passant de 5639 cas à la semaine du 26 juillet à 273 cas la semaine dernière", note le Dr Badara. 

Mais même si tous les indicateurs de l'épidémie confirment une tendance à la baisse, il ne faut surtout pas se relâcher ou ne pas se vacciner. Parce que "nous ne sommes pas à l’abri d’une nouvelle poussée épidémique", avertit le Dr Ly. Avant d'ajouter qu'"on ne peut pas l’exclure, il faut se préparer à toute éventualité. Le Covid nous a montré que chaque fois qu’il y a eu des vagues ailleurs, elles ont eu des retentissements dans nos pays’’.

3,5% des Sénégalais vaccinés

Si le Sénégal fait partie des premiers pays africains à avoir lancé la vaccination contre le Covid-19, seuls 3,5 % des adultes sont aujourd'hui complètement vaccinés (et 7,2 % partiellement). Un faible taux qui s'expliquerait par le manque de vaccins et l'hésitation de certains Sénégalais face aux sérums anti-Covid, alors que les autorités tentent d'accélérer leur stratégie de vaccination. 

Heureusement, le pays s'apprête à produire les piqûres salvatrices contre le coronavirus. Alors que la construction de l'usine a déjà démarré, celle-ci devrait fabriquer 25 millions de doses d'ici fin 2022. Mais en attendant, les autorités espèrent toujours vacciner 20% de la population d'ici la fin de l'année.