Trois bonnes raisons de continuer à porter le masque contre le Covid

Même si la pandémie de Covid n'a toujours pas dit son dernier mot, l'obligation du port du masque a été levée presque partout en Afrique. Mais voici pourquoi il vaut mieux ne pas s’en débarrasser tout de suite.

La rédaction d'Allo Docteurs Africa
Rédigé le , mis à jour le
Une femme qui porte un masque dans un marché
Une femme qui porte un masque dans un marché

Il est devenu anecdotique. De la Tunisie à Madagascar en passant par le Sénégal, la Côte d'Ivoire, la RD Congo ou encore le Rwanda, les masques anti-Covid se font de plus en plus rares. Pourtant depuis le début de la pandémie, plus de 257.000 personnes sont mortes en Afrique du Covid-19. Un chiffre qui pourrait même être beaucoup plus élevé, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). 

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Même si le virus sévit toujours, l'obligation de port du masque dans les espaces publics continue d'être levée pratiquement partout sur le continent, quand elle n'est simplement pas respectée. Il est vrai que l'idéal  serait sans doute de ne pas avoir à porter une protection faciale, mais il n’est pas sûr que ce soit le moment de s’en débarrasser complètement. Surtout quand on sait qu'il y a encore beaucoup d’endroits où la transmission est élevée. Il existe d'ailleurs des situations où il est vraiment conseillé de porter un masque. En voici trois exemples. 

Lorsqu'on est malade

Il faut porter un masque si l'on est atteint du Covid-19, que ce soit obligatoire ou non. Et si l’on présente des symptômes respiratoires (toux, éternuements), le port du masque est logique : en cas de COVID-19 non diagnostiquée, cela protégera l’entourage. Et même s’il ne s’agit pas du Covid, mais d’un mauvais rhume ou d’une grippe, il convient de protéger les autres. Car ces maladies peuvent avoir des conséquences graves pour les personnes dont le système immunitaire est affaibli.

Dans les transports publics

Les autobus, les tramways et les trains ne disposent pas de systèmes de ventilation adéquats pour filtrer les agents pathogènes comme le SARS-CoV-2. Dans les villes, ces modes de transport sont souvent bondés ; ils sont utilisés par des personnes qui assurent l’essentiel des services hospitaliers ou des personnes âgées, plus vulnérables au virus. Le port du masque peut protéger ces personnes à risque, de même que tout un chacun, dans ces espaces très fréquentés. 

Les avions disposent, quant à eux, de systèmes de filtration d'air bien plus performants que les trains ou les bus, mais il n'en reste pas moins que les passagers sont serrés les uns contre les autres pendant plusieurs heures. La plupart des compagnies aériennes n'exigent pas le port du masque, mais il est prudent de le mettre, surtout en ce qui concerne les personnes âgées, immunodéprimées ou ayant des enfants trop jeunes pour être vaccinés. Mais même en dehors de ces catégories, il est prudent de porter un masque lors de ces déplacements, pour éviter d’être réinfecté par un variant Omicron, ce qui pourrait compromettre le voyage, même si l’infection est bénigne.

A l'intérieur des magasins et des supermarchés

Pour évaluer les risques encourus dans les lieux publics, Erin Bromage, professeur associé de biologie à l'université du Massachusetts aux Etats-Unis, utilise la comparaison avec la cigarette. "Si quelqu'un se met à fumer, est-ce que l'odeur et le goût de la cigarette vont envahir rapidement l'atmosphère ? Si oui, il se passera la même chose avec le virus". Ainsi, dans un immense supermarché haut de plafond, le risque est probablement faible. Mais dans les magasins aux plafonds plus bas et aux allées étroites, le risque est plus élevé.

SourceGavi, l'Alliance du Vaccin