C'est quoi ce virus qui bouleverse la Coupe du monde des Bleus ?

Alors qu'ils s'apprêtent à défier l'Argentine en finale de la Coupe du monde 2022, les Français abordent ce sommet avec l'épée de Damoclès d'une maladie aux contours mystérieux dans leurs rangs.

La rédaction d'Allo Docteurs Africa
Rédigé le , mis à jour le
Les Bleus seraient diminués par un virus, à l'approche de la finale contre l'Argentine
Les Bleus seraient diminués par un virus, à l'approche de la finale contre l'Argentine  —  charnsitr / Shutterstock

L'équipe de France est-elle touchée par un virus ? Entre Rabiot resté à l'hôtel, Upamecano sur le banc et Coman malade, les Bleus semblent diminués à quelques jours de la finale du Mondial-2022 au Qatar. Mais alors que le staff tricolore divulgue peu de détails, le sélectionneur Didier Deschamps a expliqué qu'au bout d'une éreintante compétition, "on est un peu plus sensible à tout ce qui peut être viral". Avant d'ajouter qu'"il y a des états fébriles".

A demi-mot, Deschamps concède la possibilité d'un virus circulant dans le camp de base des Bleus, mais "sans penser à autre chose". En creux, le sélectionneur veut parler du Covid-19, bien présent à Doha, notamment parmi les journalistes venus suivre la compétition. Mais cette hypothèse a été rapidement balayée de source proche des Bleus, à l'heure où la FIFA n'impose plus les tests de dépistage anti-Covid. 

Suspicion d'une contamination au coronavirus

Alors que le Mondial qatari touche à sa fin, de nombreux responsables de santé publique commencent à tirer la sonnette l’alarme. C'est notamment le cas au Royaume-Uni, où l'Agence britannique de sécurité sanitaire préconise aux médecins d'être vigilants avec les patients souffrant de fièvre et de difficultés respiratoires, à leur retour du Qatar. Le ministère australien de la Santé a, de son côté, prévenu ses citoyens de l'existence du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS), qu'on appelle aussi "virus du chameau". Causée par un coronavirus (MERS-CoV), cette maladie respiratoire virale a été identifiée pour la première fois en 2012, en Arabie Saoudite. 

Parmi les symptômes habituels du MERS, on peut notamment citer la fièvre, la toux et un essoufflement. La présence d’une pneumonie est fréquente, mais les patients atteints du MERS ne développent pas toujours cette affection. Des symptômes gastro-intestinaux, comme la diarrhée, ont été également signalés chez ces patients. 

Une maladie potentiellement mortelle

A ce jour, environ 35 % des patients infectés qui ont été signalés à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sont décédés, mais cela peut être une surestimation du taux de mortalité réel. Car les cas bénins de MERS-CoV peuvent avoir échappé aux systèmes de surveillance existants.

Pour éviter l'éventuelle propagation du MERS qui se transmet à l'homme par contact direct ou indirect avec des dromadaires infectés, les précautions sont de mise : contacts limités avec les Bleus malades et renforcement des gestes barrières. "On fait plus attention, il y a davantage de gel hydroalcoolique sur les tables, on espère que tout le monde va rester en bonne santé pour le prochain match parce que c’est une finale et on veut avoir toutes nos forces présentes", confirme Aurélien Tchouaméni.