Au Sénégal, les personnels de santé multiplient les grèves

Les autorités sénégalaises tentent de calmer la colère des agents de santé qui réclament une amélioration de leurs salaires. Plusieurs manifestations sont prévues dans tout le pays.

Barou Dembélé
Rédigé le , mis à jour le
La grève des professionnels de la santé se poursuit au Sénégal
La grève des professionnels de la santé se poursuit au Sénégal  —  Dr

Les grèves sont nombreuses. Depuis le début de l'année, les personnels de santé multiplient les manifestations sur le sol sénégalais. Que ce soit au niveau du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES), de l’Alliance des syndicats autonomes de la santé ‘’And Gueusseum’’ et de la Fédération des syndicats de la santé (F2S), les revendications se ressemblent. Les grévistes réclament notamment des primes et l'amélioration de leurs conditions de travail. 

Si certains syndicats ont brandi la menace d'une grève,  le F2S n'a pas hésité à encourager ses membres à déserter les structures sanitaires du 16 au 18 mars. Un peu plus tôt, And Gueusseum avait aussi annoncé un sit-in dans les 14 régions du pays et une marche de protestation nationale.

Négociations

Face à cette situation, les autorités sénégalaises ont entamé des négociations avec certains syndicats. Ces derniers exigent aujourd'hui :
- l’octroi d’une indemnité de spécialisation aux techniciens supérieurs de santé 
- des indemnités de représentation médicale et de responsabilité aux travailleurs paramédicaux
- le relèvement de l’indemnité de risque à 100.000 francs CFA
- la revalorisation du traitement salarial des conseillers en action sociale
- l’octroi de prêts DMC destinés à l’habitat

Début mars, des membres de l’Alliance des syndicats autonomes de la Santé (ASAS) ont organisé à Kaolack, dans le centre du pays, une marche nationale pour réclamer une totale revalorisation du système de rémunération dans le secteur. "Cette marche est une manière d’extérioriser nos problèmes, nos préoccupations et surtout montrer à la population que nous ne sommes pas contents et que le gouvernement doit avancer sur notre protocole d’accords notamment sur les questions sur le système de rémunération qu’il a commencé à régler de manière sectorielle", a expliqué Mballo Dia Thiam, membre de l’Alliance . Avant d'estimer que ce mouvement pourrait s'inscrire dans la durée. Preuve de ces dires, un nouveau sit-in régional est prévu ces 23 et 24 mars à l'hôpital de Kaolack