Au Cameroun, le choléra à l'origine de 39 cas et trois décès dans un camp de réfugiés

Trois personnes sont mortes du choléra et 39 ont été contaminées dans le camp de réfugiés de Minawao, dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun.

La rédaction d'Allo Docteurs Africa avec AFP
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Le choléra se transmet par de l'eau ou des aliments contaminés
Le choléra se transmet par de l'eau ou des aliments contaminés  —  Shutterstock

Le choléra réapparaît par périodes au Cameroun. Cette fois, c’est un camp de réfugiés qui est fortement touché. Un premier cas de choléra avait été diagnostiqué dans le camp de Minawao samedi 15 octobre. Depuis, 39 personnes ont été contaminées et trois sont décédées.  

Mardi 18 octobre, "24 des 39 patients recevaient un traitement" dans les établissements de santé de Minawao. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) précise que les patients sont "dans un état grave mais stable", alors que douze personnes "ont récupéré et sont rentrées chez elles", peut-on encore lire. 

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Un camp surpeuplé

Le camp de Minawao, situé à une trentaine de kilomètres de la frontière avec le Nigeria, a été ouvert en juillet 2013 au plus fort de la crise pour répondre à l'afflux massif de réfugiés nigérians dans le pays. Pour autant, le HCR n'a pas précisé la nationalité des victimes.

Pour rappel, le choléra se contracte par l'absorption d'eau ou de produits alimentaires contaminés par la bactérie vibrio cholerae. Il se développe dans des zones souvent peuplées, avec des accès limités à l'eau potable ou dépourvues de réseaux d'assainissement adaptés. 

Le manque d'eau potable, source du problème

Or "les sources d'eau potable et les infrastructures sanitaires sont devenues insuffisantes" face à l'augmentation de la population du camp qui a "presque doublé" depuis 2015 pour accueillir aujourd'hui près de 75.000 personnes. 

L'agence onusienne indique travailler "avec le gouvernement camerounais, les agences des Nations Unies (...) pour assurer des soins urgents aux personnes malades et pour briser la chaîne de transmission". Elle souligne également "l'urgence" d'obtenir "des fonds supplémentaire" pour assurer la bonne gestion de l'eau sur le site.