Après le Maroc, le Ghana enregistre ses premiers cas de variole du singe

Plus de 1.000 cas confirmés de variole du singe ont déjà été recensés dans des pays non endémiques.

La rédaction d'Allo Docteurs Africa avec AFP
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Mission d’investigation d'experts de l'Institut Pasteur de Bangui autour d’un cas de Monkeypox dans un village pygmée à Toma dans la commune de Ndolobo en juin 2017
Mission d’investigation d'experts de l'Institut Pasteur de Bangui autour d’un cas de Monkeypox dans un village pygmée à Toma dans la commune de Ndolobo en juin 2017  —  Institut Pasteur de Bangui/Jean-Marc Zokoué

Elle progresse doucement mais sûrement. Apparue en mai dernier dans certains pays d'Europe, la variole du singe a depuis été signalée dans 29 pays où la maladie n'est pas endémique. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), aucun décès n'a été signalé dans ces pays, contrairement aux pays endémiques, parmi lesquels figurent le Nigeria et la République démocratique du Congo (RDC). Ces derniers font partie des sept pays africains qui ont comptabilisé plus de 1.400 cas de cette zoonose virale depuis le début de l'année. 

Mais même en Afrique, des pays où la variole du singe n'a pas l'habitue de circuler ont récemment identifié leurs premiers cas. Il y a quelques jours, le Maroc a été le premier à signaler un cas confirmé. Depuis, cette  maladie infectieuse émergente a été aussi repérée dans un autre pays africain : le Ghana. 

5 cas confirmés au Ghana

Les autorités ghanéennes ont annoncé ce mercredi que cinq cas de variole du singe ont été recensés dans le pays, depuis le 24 mai dernier. Ces cas se trouvent dans trois régions, à savoir l'Est, l'Ouest et le Grand Accra. Le directeur général du Service de Santé du Ghana (GHS) a révélé que "l'un des cas a été enregistré chez un Ghanéen qui s'était rendu aux Etats-Unis".

Le Ghana rappelle qu'il n'y a pas de traitement spécifique contre la variole du singe, et précise qu'il ne dispose d'aucune dose du vaccin contre la variole classique qui est, selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), "efficace à environ 85 %" contre la variole du singe.