Virus en chine : doit-on craindre une épidémie en Afrique ?

Alors que la transmission humaine d'un nouveau virus découvert en Chine se confirme, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) s'apprête à tenir une réunion d'urgence pour savoir s'il faut déclarer une "urgence de santé publique de portée mondiale". Pendant ce temps-là, l'Afrique retient son souffle...

AlloDocteurs Africa
AlloDocteurs Africa
Rédigé le , mis à jour le
Un mystérieux virus inquiète la communauté mondiale (Illustration)
Un mystérieux virus inquiète la communauté mondiale (Illustration)

La peur s'empare de toute la Chine, à J-4 du Nouvel An Chinois. Depuis un mois, une mystérieuse pneumonie sévit dans le pays. 4 personnes sont déjà mortes à cause d'un coronavirus, c'est-à-dire un virus qui peut provoquer différentes maladies allant du rhume à la pneumonie, et près de 300 personnes ont été infectées. Baptisé 2019-nCov (abréviation de "nouveau coronavirus 2019"), ce virus touche aussi la Corée du Sud, le Japon, la Thaïlande et l'Australie. 

Si les scientifiques estiment que le 2019-nCov est le cousin du SRAS, un syndrome respiratoire aigu sévère dont l'épidémie a fait des centaines de morts en 2003, on ne sait toujours rien de son origine précise ou de son mode de transmission.

L'OMS s'inquiète

Il est probable que ce virus vienne jusqu'à chez nous, en Afrique, vu que les voyages et les grands déplacements facilitent sans doute la contagion et que les relations commerciales entre notre continent et l'Asie sont de plus en plus nombreuses. 

Pour le moment, les aéroports africains n'ont pas encore mis en place des systèmes de surveillance des passagers arrivant des régions asiatiques touchées par ce nouveau virus. Mais la réunion d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pourrait accélérer. Un comité ad hoc doit se réunir au siège de l'organisation pour déterminer s'il convient de déclarer une "urgence de santé publique de portée internationale". Un terme que l'OMS n'aura jusqu'ici utilisé que pour de rares cas d'épidémies qui ont demandé une réaction internationale, comme la maladie à virus Ebola qui fait encore des ravages en RDC. Comme quoi, l'inquiétude est de mise.