Les pêcheurs ont pu reprendre le travail (image d'illustration)
Les pêcheurs ont pu reprendre le travail (image d'illustration)

Les pêcheurs sénégalais reprennent le travail malgré leur maladie mystère

Des pêcheurs sénégalais ont repris le travail après que les autorités sanitaires ont déterminés qu'ils n'étaient pas contagieux. Mais l'origine de l'étrange maladie de peau qui les touche reste inconnue à ce jour.

Alicia Mihami
Rédigé le , mis à jour le

Les pêcheurs sénégalais de retour au travail ! Une mystérieuse maladie de peau frappe les pêcheurs de Thiaroye (un port au sud de Dakar). Les pêcheurs revenant de la mer présentaient des éruptions cutanées sur forme de boutons parfois très impressionnants et vraisemblablement douloureux. 

Mais heureusement il semblerait que la maladie n'est pas grave et la guérison est rapide. Plusieurs pêcheurs ont en effet repris le travail après une amélioration de leur état de santé ! "Tous les malades internés à Thiaroye, Mbao et Rufisque sont libérés et certains même ont repris leur travail" a indiqué le ministre de l'Environnement et du développement durable Abdou Karim Sall.

L'enquête se poursuit

Les services du ministère poursuivent leurs investigations pour identifier l'origine de cette maladie mystérieuse. "Nos équipes ont fait 10 prélèvements : les quatre premiers concernent l’eau, les quatre suivants les algues et les deux restants les poissons" explique le ministère. D'après les résultats des analyses, l’eau n’est pas polluée et ne serait donc pas responsable de la transmission de la maladie. Les poissons ont aussi été déclarés sains et sans danger pour la consommation.

Mais Abdou Karim Sall a annoncé qu'une équipe de chercheurs a été chargée de faire d’autres prélèvements, "à 8 km de la commune de Ndayane, sur les algues, pour compléter les investigations parce que nous n’avons pas encore de résultats sur celles-ci". Le laboratoire chargé de faire ces analyses s'est en effet déclaré incompétent, c'est donc vers le centre anti-poison que le gouvernement s'est tourné. Si les prélèvements d'algues s'avèrent non toxiques, le gouvernement poursuivra ses analyses en testant les filets de pêche ou encore le carburant des embarcations.