La Guinée attend ses vaccins anti-Ebola (photo d'illustration)
La Guinée attend ses vaccins anti-Ebola (photo d'illustration)

Le traçage des contacts de la malade d'Ebola s'accélère en Côte d'Ivoire

Après avoir lancé les vaccinations des agents du secteur de la santé contre le virus Ebola dans les CHU de Cocody et Treichville, la Côte d'Ivoire tente d'accélérer le traçage des contacts de la jeune malade.

Badr Kidiss
Rédigé le

La course contre la montre est lancée. Depuis ce lundi, les autorités ivoiriennes vaccinent les personnels soignants qui s'occupent de la patiente atteinte d'Ebola. Du brancardier au professeur de médecine, des dizaines de membres du personnel de santé ont reçu des doses de vaccin lors de cette opération qui s'est déroulée au sein Centre hospitalier universitaire (CHU) de Cocody, un quartier d'Abidjan. Et les autorités espèrent vacciner, d'ici mercredi, les 2.000 personnes exposées au virus. 

Actuellement prise en charge au CHU de Treichville, la jeune femme malade est "stable et connaît une amélioration", selon le Pr Serge Eholié, directeur du département des maladies infectieuses et tropicales à Treichville. L’amélioration de son état a permis d’échanger avec elle et de retracer son parcours de la Guinée jusqu’à son arrivée à Abidjan, a-t-il souligné, indiquant que 68 passagers ont emprunté le même véhicule que la malade.

Tracer et isoler

Alors pour éviter une chaîne de contaminations, les autorités sanitaires testent, tracent, isolent et mettent en place des mesures de prévention. Comme pour le coronavirus. Car Ebola est une maladie virale souvent mortelle, qui touche les humains et d’autres primates. "Les taux de létalité ont varié de 25 à 90% lors des épidémies précédentes" selon l'OMS. "Néanmoins, il existe désormais un traitement efficace, et si les patients sont pris en charge à un stade précoce de la maladie, avec en parallèle des soins de soutien, leurs chances de survie s'améliorent considérablement".

Mais pour éviter la transmission du virus et guérir les malades d’Ebola, encore faut-il réussir à les faire venir dans les structures de soins. Et c'est pour l'heure, le plus grand défi des autorités ivoiriennes.