Le Sénégal veut en finir avec les noyades

Après la mort d'au moins huit jeunes en l'espace de quelques heures, les autorités sénégalaises veulent sécuriser les plages du pays.

La rédaction d'Allo Docteurs Africa avec AFP
La rédaction d'Allo Docteurs Africa avec AFP
Rédigé le , mis à jour le
Les noyades sont de plus en plus fréquentes au Sénégal (photo d'illustration)
Les noyades sont de plus en plus fréquentes au Sénégal (photo d'illustration)

Chaque été, les noyades font des centaines morts au Sénégal. Considérées comme un vrai problème de santé publique, les noyades sont fréquentes en cette période de premières fortes chaleurs où les Sénégalais, à commencer par les jeunes, vont chercher un peu de fraîcheur dans l'Atlantique. Mais la mort d'au moins huit d'entre eux en l'espace de quelques heures dans le même secteur est exceptionnelle.

Cinq corps ont été repêchés sur la plage de Malika dimanche et deux autres sur la plage contiguë de Gadaye, a indiqué un responsable des pompiers. Une huitième dépouille a été récupérée lundi tout près de là, a-t-il dit. Les victimes avaient une vingtaine d'années. Face à cette situation, le président sénégalais Macky Sall a réclamé lundi des mesures "urgentes" après la mort par noyade d'au moins huit jeunes au cours de la même journée sur quelques kilomètres de plage de la banlieue de Dakar.

Sable mouvant et baignade interdite

Les drames sont survenus dans des zones où "la baignade est interdite en raison de la configuration de la mer. Le sable y est mouvant mais les gens persistent à y aller", a-t-il dit. Le baigneur peut en quelques instants perdre pied et se retrouver ballotté par les flots jusqu'à l'épuisement parce que le sable s'est dérobé sous lui sous l'effet d'une mer forte.

Des maîtres nageurs ou des pompiers sont déployés sur les plages autorisées. Mais les Dakarois se plaignent d'une bétonisation et d'une privatisation galopantes du littoral, qui les poussent à trouver l'accès à la mer là où ils peuvent dans une métropole en pleine expansion. Les interdictions de baignade sont peu appliquées. Le président a jugé ces morts "intolérables". Il a demandé au gouvernement et aux collectivités des mesures "urgentes pour une meilleure sécurisation des plages".