Le vaccin Spoutnik V est attendu en Algérie (photo d'illustration)
Le vaccin Spoutnik V est attendu en Algérie (photo d'illustration)

Le Maroc commande 1 million de doses de Spoutnik V

Pour éviter des ruptures d'approvisionnement, le Maroc diversifie ses vaccins anti-Covid. Après Sinopharm et AstraZeneca, le royaume a commandé le sérum russe, Spoutnik V.

Sarah Jelloul
Rédigé le , mis à jour le

Elle avance un rythme impressionnant ! Depuis son lancement fin janvier, la campagne de vaccination contre le coronavirus au Maroc ne cesse de s'accélérer. Près de 6 millions de Marocains sur 36 millions d’habitants ont déjà reçu au moins une dose de vaccin, soit environ 17 % de la population. 

Mais alors que de nombreux pays occidentaux manquent de doses de vaccins anti-Covid, le royaume tente de se protéger des retards d'approvisionnement. Après avoir fait appel au laboratoire chinois Sinopharm et au britannique AstraZeneca, le Maroc s'apprête à miser sur un nouveau remède : Spoutnik V. Ce vaccin, qui est facile à conserver et pas cher, est utilisé dans une cinquantaine de pays, notamment en Amérique latine, en Afrique, au Moyen-Orient et dans les Caraïbes. Et depuis peu, le Spoutnik V affiche une réussite insolente face au coronavirus. Selon la prestigieuse revue médicale The Lancet, le sérum russe est efficace à plus de 91 % contre les formes graves du Covid-19. 

La pandémie recule

Fraîchement approuvé par le Comité technique et scientifique consultatif de vaccination, le Spoutnik V fait déjà l'objet d'une nouvelle commande : 1 million de doses sont attendues au royaume. Des vaccins qui devraient être réceptionnés en deux livraisons par les autorités sanitaires. 

Rappelons que le Maroc espère vacciner 25 millions de personnes en 2021 pour revenir progressivement à "une vie normale". Car même si la pandémie semble reculer au Maroc, avec en moyenne 300 nouveaux cas détectés quotidiennement pour un total cumulé de 488.937 cas (dont 8.723 décès), le pays subit de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire. Celle-ci a eu un impact désastreux sur l’économie de ce pays maghrébin, où le nombre de chômeurs a augmenté de 29 % entre 2019 et 2020.