Le Fonds Mondial encourage le Congo à dépister le VIH chez les personnes atteintes de tuberculose

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme appelle les autorités congolaises à multiplier leurs efforts face aux grandes tueuses.

Arnaud Ntchapda
Rédigé le
Le Centre Antituberculeux (CAT) de Brazzaville ne désemplit pas.
Le Centre Antituberculeux (CAT) de Brazzaville ne désemplit pas.  —  OMS

L’iniquité fait obstacle à l’atteinte des cibles et des objectifs mondiaux et nationaux des programmes de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. C’est une réalité largement reconnue et qui se vérifie actuellement sur le sol congolais. Et ce n'est sans doute pas le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme qui infirmera ces propos. Un an après la signature de deux subventions pour renforcer l’accès aux services de prévention et de traitement contre ces maladies au Congo-Brazzaville, rien n'a été fait ou presque. 

Au moment de la signature des conventions, l'Onusida indiquait qu'"en 2019, au Congo, seuls 51 % des personnes vivant avec le VIH connaissaient leur statut sérologique et 25% des personnes séropositives avaient accès à une thérapie antirétrovirale. Par ailleurs, seuls 10% des femmes enceintes vivant avec le VIH au Congo avaient accès à des antirétroviraux, afin d’empêcher la transmission du virus à leur bébé". Aujourd'hui, pour sauver des vies, l'agence onusienne appelle à instaurer un système de dépistage du VIH dans les centres antituberculeux et dans les centres de consultations prénatales. 

Une combinaison mortelle

Car le Sida et la tuberculose forment une combinaison mortelle, chaque maladie stimulant la progression de l’autre chez les patients infectés. La tuberculose est la première cause de mortalité pour les personnes vivant avec le VIH, chez lesquelles elle est responsable de 30 % des décès. Les personnes séropositives au VIH sont jusqu’à 30 fois plus exposées au développement d’une tuberculose active que les personnes séronégatives. 

Toute personne séropositive au VIH devrait donc, selon le Fonds Mondial, effectuer un test de dépistage de la tuberculose et faire l’objet d’un suivi, et toute personne chez qui la tuberculose a été diagnostiquée doit également effectuer un test de dépistage du VIH.