Le Cameroun, le Gabon et la Guinée Equatoriale introduisent la troisième dose anti-Covid

Alors que les taux de vaccination sont encore très faibles, de nombreux pays d’Afrique centrale ont décidé d'introduire une dose de rappel contre le Covid-19

Arnaud Ntchapda
Rédigé le
La dose de rappel gagne du terrain en Afrique
La dose de rappel gagne du terrain en Afrique  —  OMS

La dose de rappel s'impose tout doucement en Afrique centrale. Que ce soit au Cameroun, au Gabon ou en Guinée Equatoriale, les autorités sanitaires locales ont commencé à administrer une troisième injection contre le Covid aux personnes qui ont un schéma vaccinal complet. 

L'introduction d'une troisième dose anti-Covid dans ces pays d'Afrique centrale est une belle surprise, à l'heure où les taux de vaccination sont encore très faibles (moins de 8% au Cameroun, environ 15% au Gabon et autour de 10% en Guinée Equatoriale). 

Ce choix paradoxal va d'ailleurs à l'encontre de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui avait appelé à un moratoire sur la dose de rappel, afin de laisser plus de vaccins disponibles pour les pays où le taux de vaccination est encore très faible. Malgré cela, la liste des pays africains qui mettent en place une campagne de rappel de vaccination ne cesse de s'allonger.

Une troisième dose moins efficace que pressenti ?

L'efficacité de la dose de rappel des vaccins de Pfizer et de Moderna baisse avec le temps, mais reste élevée contre les hospitalisations quatre mois après l'injection, selon une étude publiée vendredi par les autorités sanitaires américaines. Cet effet est désormais bien connu après deux doses de vaccins, mais a encore été peu étudié après la troisième injection.

L'étude a examiné 93.000 hospitalisations et plus de 240.000 visites liées au Covid dans des services d'urgence, dans 10 Etats américains. Elle révèle que l'efficacité de la troisième dose contre les hospitalisations était de 91% pour ceux l'ayant reçu dans les deux mois, mais tombait à 78% pour les personnes l'ayant reçu il y a quatre mois et plus. 

Après l'arrivée d'Omicron, l'efficacité de cette dose de rappel contre les visites aux urgences était de 87% dans les deux mois suivants, 66% après quatre mois, et seulement 31% plus de cinq mois plus tard.