Le Burkina Faso se dote de sa première usine de production pharmaceutique

L’usine pharmaceutique sera spécialisée dans la production de médicaments génériques.

La rédaction d'Allo Docteurs Africa avec AFP
La rédaction d'Allo Docteurs Africa avec AFP
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Mardi 23 août, une démonstration a été faite lors de la visite du Premier ministre.
Mardi 23 août, une démonstration a été faite lors de la visite du Premier ministre.  —  Capture d'écran YouTube

C'est une première. Une usine de production pharmaceutique a vu le jour à Komsilga, en périphérie de la capitale Ouagadougou. Mardi 23 août, elle a été visitée par le Premier ministre Albert Ouédraogo.   

Baptisée Propharm, l’usine a été construite par des acteurs du secteur privé burkinabè. Elle va assurer une "disponibilité permanente des médicaments les plus demandés", selon ses promoteurs. 

Des médicaments génériques produits localement

Dans les prochains mois, elle va commencer par produire du paracétamol 500 mg, du phloroglucinol, un antispasmodique, ainsi qu'un "kit de sel de réhydratation orale et du zinc, pour le traitement de la diarrhée", a expliqué le directeur général de Propharm, Armel Coéfé. 

"Notre capacité de production, à l’heure actuelle, satisfait le besoin local et résout le problème de rupture drastique", a-t-il ajouté, précisant que la liste des molécules à produire va s’allonger, en particulier "avec la production de médicaments pour la prise en charge du paludisme".  

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Une satisfaction pour le gouvernement

Selon le Premier ministre Albert Ouédraogo, "c’est une usine importante, dans la mesure où elle va contribuer à mettre à la disposition de nos populations des médicaments à moindre coût". 

"Pendant la période de la Covid-19, ces questions étaient prégnantes et tout le monde avait reconnu la nécessité de développer une production locale de médicaments. Il s’agit aussi d’une entreprise locale, ce qui contribue à développer une économie résiliente", s’est-il félicité.  

Armel Coéfé a par ailleurs annoncé que l’usine est en train de finaliser une dernière étape : l’inspection de l’Agence nationale de régulation pharmaceutique sur les lots produits. Celle-ci permettra d’obtenir les autorisations de mise sur le marché dans les mois à venir.