La première usine de vaccins anti-Covid "made in Africa" vient d'ouvrir ses portes

Bonne nouvelle, la première usine de fabrication de vaccins anti-Covid de nouvelle génération vient d'ouvrir ses portes en Afrique.

La rédaction d'Allo Docteurs Africa avec AFP
La rédaction d'Allo Docteurs Africa avec AFP
Rédigé le , mis à jour le
Le milliardaire Soon-Shiong lance une usine de vaccins anti-Covid, au Cap, en Afrique du Sud
Le milliardaire Soon-Shiong lance une usine de vaccins anti-Covid, au Cap, en Afrique du Sud

"Pour nous, par nous", c'est ainsi qu'on pourrait résumer l'ambition de la première usine du continent africain qui fabriquera des doses de A à Z. Basée au Cap, en Afrique du Sud, cette nouvelle structure veut produire un sérum anti-Covid de deuxième génération. "Nous voulons le fabriquer en Afrique, pour l'Afrique et l'exporter dans le monde entier", a assuré le milliardaire des biotechnologies Patrick Soon-Shiong qui finance cette usine. 

Un vaccin anti-Covid 100% africain

Alors que seulement 10% de la population africaine a reçu les deux doses d'un vaccin anti-Covid contre 63% aux Etats-Unis et environ 70% en Europe, ce nouveau site de fabrication des piqûres salvatrices espère accélérer le rythme des vaccinations sur le continent. Et si l'Afrique produit moins d'1% des vaccins administrés sur son territoire, la donne pourrait bientôt changer.

Les premiers vaccins contre le Covid-19 "made in Africa" seront produits cette année et le site du Cap devrait atteindre un milliard de doses par an d'ici 2025. La production sur le site ultramoderne, situé dans une zone industrielle de la banlieue du Cap, sera le fruit d'une collaboration entre NantWorks, des instituts de recherche sud-africains et quatre universités locales. La mise au point de ces vaccins de deuxième génération vise notamment à remédier à la perte d'efficacité des premiers vaccins dans le temps, mais aussi à l'apparition de variants du virus.

Transfert de la technologie à ARNm

Soon-Shiong, qui est également médecin, a a levé plus de 57 millions d'euros pour le lancement du projet. Aujourd'hui, il ambitionne de transférer la technologie à ARN messager (ARNm) de son entreprise californienne NantWorks aux scientifiques sud-africains qui travailleront également sur la lutte contre le cancer, la tuberculose et le VIH. 

"L'Afrique ne doit plus être la dernière à accéder aux vaccins en cas de pandémie. L'Afrique de doit plus mendier et supplier les pays occidentaux pour des vaccins", a déclaré sur place, lors de l'inauguration, le président sud-africain Cyril Ramaphosa. 

Source : AFP