La Guinée Equatoriale s’offre un centre de santé orthopédique

Alors que les Equato-Guinéens sont obligés de voyager à l'étranger pour la pose d'une prothèse, le pays vient de se doter de son premier centre orthopédique.

Arnaud Ntchapda
Rédigé le
La prothèse est un dispositif médical qui remplace une partie du corps manquante
La prothèse est un dispositif médical qui remplace une partie du corps manquante

79 prothèses orthopédiques ont été posées en seulement 3 jours. Un chiffre qui devrait rapidement augmenter, vu que la Guinée Equatoriale vient de se doter de son tout premier centre de santé orthopédique. Baptisée Akuakam, cette structure de 25 lits est basée à Mongomo, près de la frontière avec le Gabon. 

Avec ses cinq professionnels équato-guinéens - trois médecins, une infirmière et deux assistants techniques de santé -, ce nouveau centre représente "une grande avancée pour notre système de santé puisque, jusqu’à présent, la plupart des implants se faisaient en dehors du territoire national", estime le ministère de la Santé dans un communiqué. 

Une prothèse orthopédique, à quoi ça sert ?

Une prothèse est un dispositif médical qui remplace une partie du corps manquante (un membre, un organe ou une articulation) ou améliore une partie du corps endommagée. En orthopédie, ces dispositifs sont délivrés sur prescription médicale, et sont réalisés sur mesure par des professionnels diplômés et agréés : les orthoprothésistes.

Des traumatismes, comme les accidents de la route qui sont encore nombreux sur le sol équato-guinéen, peuvent nécessiter la pose d'une prothèse, notamment lorsque l'articulation est endommagée. Mais ce n'est pas tout : le vieillissement de la population et le développement de pathologies telles que l'arthrose, la fracture du col du fémur ou encore la nécrose de la hanche peuvent justifier la pose d'une prothèse. 

"Les prothèses orthopédiques sont d’une grande importance non seulement pour la réhabilitation physique du patient, mais aussi d’un point de vue psychologique et social, garantissant sa réinsertion dans la société", confirme le ministre de la santé, Diosdado Vicente Nsue Milang