Un accord entre le gouvernement et les jeunes médecins sauve le secteur de la santé en Tunisie
Un accord entre le gouvernement et les jeunes médecins sauve le secteur de la santé en Tunisie

En Tunisie, la grève des jeunes médecins touche à sa fin

Après plusieurs mois de bras de fer, un accord a enfin été trouvé entre l’Organisation tunisienne des jeunes médecins et le ministère de la Santé.

Massinissa Benlakehal
Rédigé le , mis à jour le

Les grèves dans le secteur de la santé touchent à leur fin en Tunisie. Mercredi dernier, les jeunes médecins ont annoncé la levée de leur préavis de grève, saluant l'accord obtenu du gouvernement. Ce mouvement de manifestation est né suite au décès en décembre dernier de Badreddine Aloui, un médecin interne mort des suites d'une panne dans un ascenseur de l'hôpital de Jendouba.

Ce drame, qui a révélé l’état de délabrement des hôpitaux tunisiens, a mis le feu au poudre dans tout le pays. Il a aussi été à l'origine du licenciement de plusieurs responsables, dont la directrice par intérim de l’hôpital et le directeur général des structures de la santé publique. Mais ce n'est pas la première fois que les praticiens crient leur colère. Ils avaient déjà fait grève en mai 2020 et en 2019 pour dénoncer leurs conditions de travail. Mais aujourd'hui, c'est peut-être enfin une histoire ancienne...

Un accord satisfaisant

Alors que la Tunisie est toujours empêtrée dans une crise sanitaire sans précédent, le gouvernement a décidé de répondre aux revendications des jeunes médecins. Le président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM), Jed Henchiri, a expliqué qu’une rencontre a été organisée entre une délégation de l’organisation et le conseiller du chef du gouvernement chargé du dossier des affaires sociales, Selim Tissaoui, en présence du ministre de la Santé, Faouzi Mehdi. Une rencontre au sommet qui a signé la fin de la manifestation avec l'adoption de plusieurs mesures telles que : 

  • Verser une indemnité à la famille du défunt
  • Renommer un hôpital avec le nom du défunt
  • Créer une instance nationale de sauvetage des hôpitaux publics
  • Créer un plan pour sécuriser les établissements de santé
  • Régler la situation financière et sanitaire de tous les jeunes médecins qui ont participé à la lutte contre la pandémie
  • Accorder aux jeunes médecins, résidents, stagiaires et étudiants le droit à se faire vacciner en priorité contre le Covid-19