En Guinée Equatoriale, la PMA n'est pas accessible à toutes les bourses

Bien que les techniques d'aide à la procréation médicalement assistée se multiplient en Guinée Equatoriale, elles restent encore coûteuses.

Arnaud Ntchapda
Rédigé le
Un nourrisson africain
Un nourrisson africain

Alors que la naissance du premier "bébé-éprouvette" en Guinée Equatoriale est prévue pour février prochain, les techniques d'aide à la procréation médicalement assistée (PMA, ou AMP pour assistance médicale à la procréation) ne sont pas aussi accessibles qu'on pourrait le croire. 

Pour l'heure, il n'existe qu'un seul institut autorisé à pratiquer la PMA. Il s'agit du Centre universitaire de gynécologie et de fertilité d’Oyala. Et seuls les couples hétérosexuels peuvent y avoir recours, dans un pays où l'homosexualité n'est pas pénalisée. Mais ce n'est pas tout... 

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Un bébé à tout prix ?

Les traitements de procréation médicalement assistée sont (encore) très coûteux. Par exemple, une tentative de Fécondation in vitro (FIV) par injection intra-cytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) reviendrait aux alentours de 2.134 euros, soit 1.4 millions de FCFA, selon une brochure d'Oyala datant de 2021. Une FIV par don d'ovocytes est encore plus chère. Elle vous reviendrait à un peu plus de 4.100 euros, l'équivalent de 2,7 millions de FCFA, toujours selon le même document. 

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Même si le Centre de fertilité estimait à l'époque que ces tarif sont inférieurs à ce qui se pratique à l'étranger, il faut rappeler que plusieurs tentatives de PMA sont généralement nécessaires pour faire un enfant. Ces solutions inaccessibles pour l'Equato-guinéen moyen associées aux conditions restrictives liées au statut, à l'âge ou à l'homosexualité du couple, poussent encore de nombreuses personnes à pratiquer une PMA à l'étranger. Jusqu'à quand ?