En Algérie, des hôpitaux débordés par la grippe

Alors que l'Algérie assiste à une décrue de l'épidémie de Covid-19, les hospitalisations pour grippe ou syndrome grippal augmentent dans les quatre coins du pays.

Badr Kidiss
Badr Kidiss
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Le CHU Mustapha est le plus grand hôpital d'Algérie
Le CHU Mustapha est le plus grand hôpital d'Algérie  —  CHU Mustapha

La scène se reproduit tous les jours dans les établissements hospitaliers aux quatre coins de l'Algérie ! Avec l'arrivée de l'automne, les angines, les rhumes et surtout la grippe saisonnière refont surface, alors que ces maladies hivernales avaient - presque - disparu avec les gestes barrières et les confinements répétitifs. Dans la mesure où les virus de la grippe n’ont que peu ou très peu circulé l’année dernière, les défenses immunitaires collectives naturelles sont moins solides cette année. Premiers concernés : les jeunes enfants et les personnes âgées. 

Un mois après la rentrée scolaire en Algérie, le nombre de consultations pour "pathologies ORL et respiratoires" semble avoir augmenté. De quoi craindre un véritable engorgement des hôpitaux déjà submergés par le Covid-19, alors que la campagne de vaccination contre la grippe est prévue en novembre.

Gardons le réflexe des gestes barrières

Alors que le nombre de contaminations au Covid-19 continue de baisser en Algérie, les gestes barrières sont de moins en moins respectés : le port du masque est devenu anecdotique, la distanciation sociale est inexistante et la bise se banalise. Pourtant, l'adoption des gestes barrières est un moyen efficace de lutter contre la transmission de tous les virus respiratoires, y compris celui de la grippe, ou encore celui du Covid-19. C'est pour ça que ces gestes sont recommandés pour tous, que l’on soit en bonne santé, malade, jeune, âgé, vacciné ou non.