Doit-on empêcher son enfant de jouer dans un lac pour éviter la bilharziose ?

Très fréquente en Afrique, la bilharziose menace la santé de nos enfants. Et on vous explique pourquoi, en vidéo.

La rédaction d'Allo Docteurs Africa avec AFP
La rédaction d'Allo Docteurs Africa avec AFP
Rédigé le , mis à jour le
Le manque d'assainissement et d'accès à l'eau potable accélère la transmission de la bilharziose
Le manque d'assainissement et d'accès à l'eau potable accélère la transmission de la bilharziose  —  Syndromeda / Shutterstock

C'est l'une des maladies parasitaires les plus dangereuses en Afrique ! La schistosomiase, qui est plus connue sous le nom de bilharziose, est provoquée par des vers parasites qui se propagent dans les eaux stagnantes et les rivières. Ces parasites passent par la peau et gagnent le système digestif ou urinaire via le sang. La maladie se manifeste par des douleurs abdominales, de la diarrhée, du sang dans les selles ou bien du sang dans les urines.  

Seconde maladie parasitaire dans le monde après le paludisme, la bilharziose peut être mortelle. En général, les personnes qui développent cette maladie ont été en contact avec de l'eau douce contaminée par les défécations à l'air libre.

Les enfants et la bilharziose

Si l'on apprécie le fait de se prélasser sur les rivières à Madagascar, les rives du lac Muhazi au Rwanda ou celles de la vallée de Dogon au Mali, il est déconseillé de s'y baigner pour éviter la schistosomiase. Même son de cloche pour les différents lacs et rivières du continent. Et les enfants font partie des principales victimes de ce mal qui est très fréquent dans la majorité des pays africains.  

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Chez l’enfant, la bilharziose peut être à l'origine d'une anémie, un retard de croissance, une diminution des capacités d’apprentissage mais, avec le traitement, ces effets sont en général réversibles. C'est pour ça qu'il est déconseillé de les laisser jouer ou se baigner dans n'importe quel lac ou rivière, comme nous l'explique le Dr Jean-Marc Sène, dans la vidéo ci-dessus, en partenariat avec l'émission Bonjour Santé sur Canal+ Afrique et avec le soutien de Sanlam.