Deux cas suspects de virus de Marburg détectés au Ghana

Les autorités ghanéennes ont annoncé, ce vendredi, l'identification de deux cas suspects de virus de Marburg, une fièvre hémorragique presque aussi mortelle qu'Ebola,.

La rédaction d'Allo Docteurs Africa avec AFP
La rédaction d'Allo Docteurs Africa avec AFP
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Le Ghana a enregistré  deux cas supects de virus de Marburg
Le Ghana a enregistré deux cas supects de virus de Marburg  —  OMS

Après le Covid-19, une nouvelle épidémie menace le Ghana. Deux personnes sont suspectées d'être atteintes du virus de Marburg. Depuis que leurs prélèvements sanguins ont été envoyés il y a deux semaines à l'Institut Pasteur de Dakar pour confirmation, "aucun nouveau cas n'a été signalé", précise un communiqué du service national de santé. 

Les deux patients de la région d'Ashanti, dans le sud du pays – tous deux décédés et sans lien de parenté – présentaient des symptômes tels que la diarrhée, la fièvre, la nausée et le vomissement. Ils avaient été emmenés dans un hôpital de district de la région d’Ashanti. Pour éviter une éventuelle épidémie, les autorités ont annoncé qu'au moins 34 personnes ayant été en contact avec les deux cas suspects avaient été mises en quarantaine. 

Aucun vaccin ou traitement

En cas de confirmation par l’Institut Pasteur, il s'agirait des premiers cas de virus de Marburg détectés au Ghana, a indiqué de son côté l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui dit préparer une réponse à une "possible épidémie". L'agence onusienne avant annoncé, en septembre 2021, la fin du premier épisode du virus de Marburg en Afrique de l'Ouest, 42 jours après l'identification d'un cas unique en Guinée. 

La maladie à virus Marburg est transmise aux humains par les chauves-souris frugivores et se propage parmi les humains par contact direct avec les fluides corporels des personnes infectées, les surfaces et les matériaux souillés. La maladie commence brusquement, avec une forte fièvre, des maux de tête sévères et des malaises. De nombreux patients développent des signes hémorragiques graves dans les sept jours. Les taux de létalité ont varié de 24 % à 88 % lors des épidémies précédentes, en fonction de la souche virale et de la prise en charge des cas.

 Il n'existe aucun vaccin ou traitement antiviral approuvé pour traiter le virus de Marburg, mais la réhydratation par voie orale ou intraveineuse et le traitement des symptômes spécifiques améliorent les chances de survie