Covid-19 : au Sénégal, des tests de diagnostic rapide pour contrôler l'épidémie en Afrique

Alors que la pandémie de Covid-19 maintient sa tendance baissière au Sénégal, l’Institut Pasteur de Dakar se donne pour objectif d'accélérer la fabrication des tests de diagnostic rapides.

Barou Dembélé
Rédigé le , mis à jour le
Les nouveaux tests rapides de Covid-19 changent la donne pour l'Afrique
Les nouveaux tests rapides de Covid-19 changent la donne pour l'Afrique  —  OMS

Il est au coeur du dispositif de la lutte contre le Covid-19 au Sénégal. Depuis 120 ans, l'Institut Pasteur de Dakar en a vu de toutes les couleurs : il a bravé la fièvre jaune, affronté Ebola et tant d'autres épidémies nées en Afrique. A l'ère du coronavirus, il espère produire mensuellement jusqu'à 2,5 millions de tests de diagnostics rapides (TDR). 

Des tests qui changent la donne

Les TDR permettent de détecter l’infection active par le SRAS-CoV-2. Ils identifient les protéines virales du Covid-19, et plus particulièrement l’antigène du virus. Grâce à un diagnostic obtenu en moins de 15 minutes, ces tests permettront d'accélérer la prise en charge des malades du Covid.

Si la fabrication des TDR a commencé dès avril 2020 sur le sol sénégalais, seuls 200.000 tests ont été vendus au ministère de la Santé et à certaines entreprises privées au prix coûtant de 1 525 francs CFA (2,30 euros). Pour cause, les autorités ont autorisé leur mise sur le marché il y a seulement quelques semaines. Et à l'heure où ces lignes sont écrites, l'Institut Pasteur de Dakar avance à grands pas dans la fabrication de 500.000 tests dans l’unité de production Diatropix. 

Des TDR pour toute l'Afrique

Alors que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que six sur sept des infections au Covid-19 ne sont pas détectées sur le continent, l'Institut Pasteur ambitionne de distribuer les TDR dans toute l'Afrique. "Nous vendons les tests à prix coûtant, car les rendre disponibles de façon décentralisée est primordial pour réussir à désengorger les laboratoires et à contrôler l’épidémie en identifiant efficacement les cas positifs", expliquait récemment le virologue Amadou Sall, directeur de l’institut Pasteur.