Covid-19 : le patron de l'Africa CDC en lutte contre le virus

Le patron de l'Africa CDC a contracté une forme légère du Covid-19, malgré un schéma vaccinal complet. Il utilise son exemple pour insister sur l'importance de la vaccination, qui protège des formes les plus graves de la maladie.

Alicia Mihami
Rédigé le , mis à jour le
Le directeur de l'Africa CDC a contracté une forme légère du Covid-19, malgré un schéma vaccinal complet (Image d'illustration)
Le directeur de l'Africa CDC a contracté une forme légère du Covid-19, malgré un schéma vaccinal complet (Image d'illustration)

Le Covid a encore frappé. Le directeur du Centre de prévention et de contrôle des maladies de l'Union africaine (Africa CDC), John Nkengasong, a révélé jeudi qu'il avait contracté le Covid-19 et qu'il "luttait" contre les symptômes. John Nkengasong a déclaré avoir contracté la maladie la semaine dernière, bien qu'il soit entièrement vacciné depuis le mois d'avril. Il a cependant profité de sa maladie pour appeler le continent à se faire vacciner pour éviter les formes graves de la maladie.

"La sévérité de l'attaque est vraiment insoutenable. Les maux de tête, la fièvre... Chaque partie de votre corps est affectée", a détaillé ce virologue camerounais lors d'un point presse en ligne, au cours duquel il est apparu fatigué et abattu. Mais la vaccination lui a permis d'éviter des effets graves et selon lui, sans le vaccin, "je ne serais pas là. Les vaccins sauvent des vies et il n'y a aucun doute à ce sujet", a-t-il insisté. 

Le continent en retard sur la vaccination

Les experts craignent que la réticence de la population, notamment liée aux effets secondaires et au fait que les vaccins viennent de l'étranger, prolonge la pandémie en Afrique, où vivent plus d'un milliard d'habitants. La méfiance est grande parmi les populations où la désinformation et les rumeurs vont bon train. Les campagnes de vaccination ont ainsi pris du retard un peu partout en Afrique, en raison notamment du faible approvisionnement en doses, principalement captées par les pays riches. 

Certains États se sont aussi montrés sceptiques face à la maladie, comme la Tanzanie ou le Burundi, qui n'a accepté que fin juillet de recevoir des vaccins. À ce jour, moins de 2% de la population africaine est entièrement vaccinée, selon Africa CDC, ce qui fait déjà craindre aux experts une quatrième vague. 400 millions de doses uniques du vaccin Johnson & Johnson, destiné à une vingtaine de pays d'Afrique et des Caraïbes, ont commencé à être livrées cette semaine par l'Union africaine. Mais l'adhésion de la population à la campagne de vaccination reste incertaine.