Vers une sanction des lycées et collèges camerounais qui ne respectent pas les gestes barrières ?

La ministre de l'Education, Pauline Nalova Lyonga, a donné 48 heures aux établissements scolaires pour respecter les gestes barrières anti Covid-19. Elle menace d’infliger des sanctions aux contrevenants.

Arnaud Ntchapda
Rédigé le , mis à jour le
Les écoles camerounaises respectent rarement les gestes "barrière" Covid-19
Les écoles camerounaises respectent rarement les gestes "barrière" Covid-19  —  Shutterstock

Rappel à l’ordre. C'est ainsi que l'on peut résumer le dernier communiqué de la ministre en charge des enseignements secondaires au Cameroun. La professeur Pauline Nalova Lyonga demande aux établissements scolaires qui ne respectaient pas les gestes barrières anti Covid-19 de s'y tenir. 

Mercredi soir, l’ancienne rectrice de l’université anglophone de Buea à donné 48 heures aux responsables des lycées et collèges répartis sur l‘ensemble du territoire national pour appliquer les mesures nécessaires contre le coronavirus. “Tout en rappelant que l’implémentation desdites mesures est non négociable, le ministre des enseignements secondaires accorde à tous les établissements jusqu’en cette fin de semaine, le vendredi 17 Septembre 2021, pour se mettre à jour“, a insisté la ministre.

80 par classe

Cet ultimatum fait suite à la visite inopinée de Pauline Nalova Lyonga dans certains établissements scolaires de la capitale Yaoundé. La ministre a constaté avec regret que "la majorité des établissements visités ne respectent pas les mesures-barrières de lutte contre le Covid-19 telles qu’édictées par le gouvernement pour contenir le virus et contrôler sa circulation“. Dans certains établissements visités par la ministre, le nombre maximum d’élèves admis par classe dépassait le plafond de 80, et le dispositif de lavage des mains était inexistant. Pour s’assurer de la “stricte application“ des préventions et des instructions de la ministre des enseignements secondaires, les autorités ont annoncé le déploiement d'équipes de contrôles des services centraux. “Des sanctions appropriées seront infligées aux contrevenants“, avertit la ministre.

L’état des lieux ne surprend pas. Depuis l'apparition du Covid-19 sur le sol camerounais, les gestes barrières se résument, la plupart du temps, à des spots à la radio et à la télévision. Les messages délivrés sont rarement appliqués par les populations. Et l’absence de sanctions n'encourage pas les Camerounais à porter un masque ou se laver régulièrement les mains. Jusqu'à quand ?