Cameroun : bientôt un nouveau centre de dialyse à Douala

La nouvelle infrastructure, que l’on annonce mieux équipée, devrait soulager les patients qui souffrent et peinent à recevoir leur traitement, dans l’unique centre que compte pour le moment la ville de Douala.

Arnaud Ntchapda
Rédigé le , mis à jour le
La première pierre du futur centre de dialyse de l'hôpital Laquintinie a été posée à Douala (crédit photo ministère de la Santé publique)
La première pierre du futur centre de dialyse de l'hôpital Laquintinie a été posée à Douala (crédit photo ministère de la Santé publique)

De l’espoir pour les personnes souffrant d'insuffisance rénale. À Douala, la situation de ces malades devrait s’améliorer d’ici peu, grâce à une offre de soins accrue. Actuellement, ils sont actuellement nombreux à souffrir et parfois même perdre la vie, du fait du nombre insuffisant de centres d’hémodialyse (une méthode d'épuration du sang qui vient remplacer l'action naturelle des reins en cas d'insuffisance). Et non seulement les centres sont peu nombreux, mais on déplore aussi une pénurie des kits de dialyse et l’indisponibilité des pièces de rechange des équipements.

Bientôt, le centre de dialyse logé à l’Hôpital général de Douala, capitale économique et principale ville camerounaise, ne sera plus seul à accueillir les malades. L’offre de soins dans le domaine va s’accroître, avec l’ouverture du centre de dialyse de l’hôpital Laquintinie. Au cours de la cérémonie de pose de la première pierre, organisée il y a quelques jours, le ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda, a présenté un espace de soins qui disposerait des équipements les plus complets.

"L’un des plus grands centres de dialyse" du Cameroun

Malachie Manaouda a salué l’initiative du président camerounais, qui a "instruit la construction de l’un des plus grands centres de dialyse d’une capacité de 20 postes". Il a indiqué que les postes de dialyse seront composés de pièces faciles à trouver sur le marché local. Selon lui, bientôt l’époque où les marchés fermés qui n’admettent pas de pièces de rechange autres que celles qui ont été fabriquées par le concepteur d’équipements ne sera plus qu’un triste souvenir. "Il s’agit là d’une réponse à l’indisponibilité des pièces, des kits et des générateurs dans bien d’autres centres" explique le ministre.

C’est une bataille acharnée contre la mort que livrent chaque jour les personnes souffrant d’insuffisance rénale au Cameroun. Le plus souvent, ils manquent de kits de dialyse, qui font office de médicaments chez eux. Il est arrivé que les commandes faites par le gouvernement s’épuisent ou ne soient pas aussitôt renouvelées. La dernière action des autorités camerounaises en vue d'éviter ces pénuries est la production locale de ces kits. L’entreprise Camdiagnostic a été chargée, voilà plus d’un mois, de trouver des partenaires pour concrétiser ce projet on ne peut plus salutaire.