Le président de Madagascar a inauguré le service des urgences au sein de l'hôpital militaire de Soavinandriana
Le président de Madagascar a inauguré le service des urgences au sein de l'hôpital militaire de Soavinandriana

Bonne nouvelle, les soins d'urgence deviennent gratuits dans les hôpitaux malgaches

Le président de Madagascar, Andry Rajoelina, vient d'annoncer la gratuité des soins d’urgence dans les hôpitaux publics.

Badr Kidiss
Rédigé le , mis à jour le

La santé, c'est la première des richesses ! C'est en substance les mots utilisés par le président de Madagascar, Andry Rajoelina, à l'occasion des 130 ans de l'hôpital militaire de Soavinandriana (HOMI). Pour symboliser cette célébration, Andry Rajoelina a procédé à l’inauguration du Service des urgences au sein de cet établissement. "L'ancien bâtiment a été entièrement réhabilité. Outre les travaux de rénovation du bâtiment proprement dit, le Service des urgences de l’HOMI a également été doté d’équipements derniers cris afin d’offrir des soins de meilleure qualité aux patients", peut-on lire dans un communiqué de la présidence. 

Et comme il ne fait jamais les choses à moitié, le président malgache a annoncé la gratuité des soins d'urgence."Partout à Madagascar, tous les patients qui se présenteront aux urgences pourront désormais obtenir des soins urgents gratuitement et immédiatement", a déclaré celui qui a fait la promotion du Covid-Organics dans les quatre coins de l'Afrique. Pour assurer cette gratuité des soins d’urgence à toute la population, l’Etat malagasy s’engage à allouer un budget spécial, le Fonds d’Urgences Sanitaires. Mais pour l'heure, l'enveloppe budgétaire n'a pas encore été dévoilée. 

"En tant que service des urgences, le traitement des patients doit se faire rapidement car il s’agit ici de sauver des vies. Les patients ne devraient pas attendre des heures pour être pris en main", estime le président Andry Rajoelina

Bien que l’initiative de Rajoelina soit louable, elle constitue un vrai challenge pour les hôpitaux malgaches. Le Covid-19 a révélé bon nombre de dysfonctionnements dans les établissements sanitaires du pays, entre le manque de moyens et l'absence d'infrastructures dans certaines régions. Mais alors qu'une grande majorité de la population ne dispose d'aucun système de couverture sociale, il reste encore beaucoup à faire.