Au Maroc, 19 personnes décèdent après avoir consommé de l’alcool frelaté

L’alcool frelaté est à l'origine de la mort de 19 personnes à Ksar El Kebir. Un suspect a été arrêté.

La rédaction d'Allo Docteurs Africa avec AFP
La rédaction d'Allo Docteurs Africa avec AFP
Rédigé le , mis à jour le
Une bouteille d'alcool avec des verres
Une bouteille d'alcool avec des verres  —  Shutterstock

C’est un fléau récurrent dans le royaume. L'alcool frelaté - un alcool de contrebande, distillé de façon illégale - a provoqué la mort de 19 personnes à Ksar El Kebir, une ville du nord du Maroc. Au total, une trentaine de personnes âgées de 35 à 50 ans ont dû être hospitalisées dans un état critique après cette intoxication, et deux d'entre elles se trouvent toujours en réanimation. 

Elles souffraient de céphalées, de vomissements, de crampes à l’estomac ainsi que de rougeurs oculaires, a expliqué un chef infirmier de l’hôpital de Ksar El Kebir au site d'information Le360

Cet établissement hospitalier avait reçu mardi les corps de neuf victimes. Le bilan s'est ensuite alourdi mercredi à 19 morts.

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Un suspect arrêté

Les cadavres ont été transférés dans un hôpital de Tanger, la préfecture de la province, pour "une autopsie afin de préciser les causes des décès", a expliqué le chef infirmier.

Les victimes auraient consommé alcool de contrebande acheté dans un magasin. Le gérant, un homme de 48 ans, a été arrêté par la police ce mardi 27 septembre. 

Il est soupçonné d’être impliqué dans la vente de l’alcool frelaté. Lors de la perquisition du commerce, les enquêteurs ont saisi près de 50 litres d’alcool de ce type.   

Plusieurs drames au Maghreb

Ce n'est pas la première fois qu'un tel drame se produit au Maroc mais aussi en Tunisie et en Algérie. En juillet 2021, une vingtaine de personnes sont décédées après avoir bu de l’alcool frelaté acheté chez un "guerrab" (vendeur illégal) à Oujda, dans l'est du Maroc. 

En théorie, la loi marocaine interdit la vente d'alcool aux musulmans, soit 99 % de la population du Maroc, où l'islam est religion d'État. Mais dans les faits, on en trouve aisément dans les bars, restaurants ou encore dans des magasins sous licence qui le proposent discrètement à la vente derrière des vitres opaques ou d'épais rideaux.