Pourquoi ne pas boire d'alcool pendant tout le mois de janvier ?

Depuis trois ans, de nombreux Gabonais tentent un mois sans alcool à l'occasion du Janvier sans Alcool. Ce qui leur permet généralement de reprendre une activité physique, mieux dormir et maigrir.

Arnaud Ntchapda
Rédigé le
Nombreux sont les Gabonais qui tentent un mois sans alcool
Nombreux sont les Gabonais qui tentent un mois sans alcool

S’abstenir de boire. Voilà ce que les organisateurs de la troisième édition de “Janvier sans alcool" (JSA) attendent des Gabonais pendant un mois. Du 5 janvier au 5 février, cette campagne, qui a été lancée par l’ONG Sens Unique et la radio Route FM, sensibilise les populations sur les dangers de l'alcool et les incite à limiter leur consommation. 

Ne pas boire d'alcool pendant tout le mois de janvier, mais pour quoi faire ? La période est propice à faire une pause, après des fêtes souvent marquées par une importante consommation d'alcool. Mais le but n'est pas seulement de reposer son organisme, c'est de se rendre compte par soi-même de ce qui change dans un quotidien sans alcool. Les bénéfices sur la santé sont aussi prouvés: perte de poids, meilleur sommeil, regain d'énergie, meilleure concentration. 

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L'ivresse à bas prix

Dans les quatre coins du pays, les Gabonais peuvent s'enivrer vite et pas cher. Ils disposent un vin de maïs ou de manioc très alcoolisé, à consommer à leurs risques et périls puisque, dit-on, il peut aussi rendre fou ou aveugle. Les Gabonais consomment aussi beaucoup de vins de palme ("toutou") ou de canne ("musungu" ou "magrocom"). Selon les connaisseurs, le vin de palme "se digère très bien" et ne tape pas trop fort sur la tête, tandis que le vin de canne est supposé aphrodisiaque. Autant dire que cette campagne de Mois sans alcool est un moyen idéal pour faire une pause dans notre consommation et revoir notre relation avec ces breuvages. 

 L’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que "l'usage nocif de l'alcool entraîne 2,5 millions de décès chaque année, en grande partie parmi les plus jeunes". La consommation d'alcool est considérée comme le troisième facteur de risque de maladie dans  le monde.