Après un incendie meurtrier à Tivaouane, Macky Sall lance le chantier d’un hôpital moderne

Quelques jours après la mort de 11 bébés dans l’incendie d’un hôpital de la ville de Tivaouane, le président Macky Sall a posé la première pierre d’un hôpital qui coûtera 46 milliards de francs CFA.

Barou Dembélé
Rédigé le , mis à jour le
Macky Sall lors de la pose de la première pierre du nouvel hôpital de Tivaouane
Macky Sall lors de la pose de la première pierre du nouvel hôpital de Tivaouane  —  Ministère de la Santé et de l'Action sociale du Sénégal

La douleur est immense pour les populations de Tivaouane, ville située à l’est de la capitale sénégalaise, dans la région de Thiès. Elles alertent depuis longtemps sur l'état défectueux du seul grand hôpital de niveau 1 de la ville. Le 26 mai, 11 bébés ont trouvé la mort dans l'incendie du service de néonatalogie. 

Les habitants réclament une structure sanitaire digne du standing de leur localité, comptant plus de 84.000 habitants. En visite dans la ville fin juin, le chef de l’Etat a lancé le chantier du futur hôpital de niveau 3, satisfaisant ainsi une vieille doléance. 

L'hôpital comptera 300 lits et d’équipements "de dernière génération", a assuré le président Macky Sall. Il accueillera plus de 20 spécialités médicales et chirurgicales dont la pédiatrie, la gastro-entérologie et la néphrologie. La structure coûtera 46 milliards de francs CFA (près de 71 millions d’euros) et devrait être terminée en décembre 2023, a-t-il précisé.

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Un chantier "pas lié" au drame

La cérémonie de lancement des travaux s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement dont la nouvelle ministre de la Santé, Marie Khémesse Ngom Ndiaye. Elle avait été nommée suite à l’incendie meurtrier. Mais le chef de l’État a précisé que la construction de cette structure sanitaire ‘’n’est pas liée’’ au drame.

Le projet existait déjà en raison du développement démographique de la ville religieuse, dont l’hôpital de niveau 1 ne pouvait plus satisfaire la demande. Il s’inscrit pour lui dans la même politique que l’inauguration des hôpitaux régionaux de Kédougou, Kaffrine ou Touba, à l’intérieur du pays. Malgré tout, plusieurs organisations, telles que le collectif Patients en danger, continuent de dénoncer l’insuffisance des structures hospitalières dans le pays.