Après le Sénégal et la Guinée, Omicron s'attaque au Niger

Omicron continue sa progression en Afrique de l'Ouest. Après le Sénégal et la Guinée, le nouveau variant du Covid-19 a fait son apparition au Niger.

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L'Union européenne et l’OMS ont récemment remis au ministère de la Santé des équipements pour la gestion de la lutte contre le Covid-19
L'Union européenne et l’OMS ont récemment remis au ministère de la Santé des équipements pour la gestion de la lutte contre le Covid-19  —  OMS

Il est bien là ! Omicron, le variant préoccupant du Covid-19, continue de se propager en Afrique de l'Ouest. Après le Nigéria, le Ghana, le Sénégal et la Guinée, le voici au Niger. A ce stade, 27 cas y ont été détectés. "Le séquençage réalisé au cours de la dernière semaine du mois de décembre 2021 a permis d'identifier un cumul de vingt-sept cas de variant Omicron dans notre pays", a précisé le ministre de la Santé, Illiassou Maïnassara. Avant d'ajouter que la détection de "ces cas du variant Omicron coïncide avec la survenue de plus en plus croissante de cas de covid-19 ces derniers jours" à travers le pays.

En août, le ministère avait annoncé que six cas du variant Delta avaient été détectés au Niger sur des personnes non vaccinées et assuré que les patients avaient "été traités et guéris". Depuis, Maïnassara "attire l'attention" de la population sur "la vaccination contre la Covid-19" qui reste "le moyen le plus efficace de prévention et d'arrêt et de propagation de cette maladie"

Une vaccination qui piétine

Le Niger, pays de plus de 20 millions d'habitants, a lancé sa campagne de vaccination anti-Covid en mars. Le 29 décembre, 954.045 personnes avaient été complètement vaccinées, soit 9,57% de la population ce qui ne lui a pas permis d'atteindre son objectif de vacciner 30% de Nigériens au 31 décembre.

Dès l'apparition des premiers cas de Covid en mars 2020, les autorités avaient pris des mesures drastiques pour stopper la propagation du virus: fermeture des frontières, couvre-feu, fermeture des lieux de culte et des écoles, isolement de Niamey du reste du pays. Ces mesures avaient généré des émeutes à Niamey avant d'être progressivement levées, mais un état d'urgence reste en vigueur.

Source : AFP