A Touba, "l'hôpital le plus moderne d'Afrique de l'Ouest" accueille ses premiers patients

Inauguré en septembre dernier, l'hôpital Cheikh Ahmadou Khadim accueille depuis quelques jours ses premiers patients.

Barou Dembélé
Rédigé le , mis à jour le
L'hôpital Cheikh Ahmadoul Khadim accueille enfin ses premiers patients
L'hôpital Cheikh Ahmadoul Khadim accueille enfin ses premiers patients  —  Ellipse Projects

Il est enfin opérationnel. Inauguré en septembre dernier, l'hôpital Cheikh Ahmadou Khadim accueille depuis quelques jours ses premiers patients. 

Situé à Touba, cet établissement de 300 lits, de niveau 3 (national), offre aux Sénégalais une prise en charge complète avec une vingtaine de services. Parmi les nombreuses spécialités, la dialyse. Une bonne nouvelle, alors qu'environ 1 million de Sénégalais souffrent d'insuffisance rénale.

De meilleures conditions de soins

Construit et livré en mois de 36 mois par Ellipse Projects, une PME française, le nouvel hôpital de Touba offre aux soignants et à leurs patients les meilleures conditions de soins avec un matériel de pointe : notamment en matière de radiologie avec une IRM de dernière génération, ou encore avec la production d'oxygène permettant une autonomie précieuse en contexte Covid. 

L'hôpital Cheikh Ahmadou Khadim est "probablement l'hôpital le plus moderne d'Afrique de l'Ouest de cette capacité", estime Olivier Picard, président d'Ellipse Projects qui connait les besoins sanitaires du continent aussi bien que sa poche. 

Un système de santé qui va mal

Alors que les Sénégalais ont été récemment émus par une série de drames dans les hôpitaux du pays, le président Macky Sall a reconnu que le système de santé était obsolète. Sous-financé, ce dernier souffre de plusieurs maux : pénurie de médecins, manque de moyens... 

Mais maintenant que la capitale du mouridisme est doté d'un bel hôpital, encore faut-il qu'elle dispose du personnel soignant nécessaire pour assurer le fonctionnement de l'établissement. Et c'est là où le bât blesse. Le Sénégal, comme de nombreux pays africains, manque cruellement de spécialistes. Certes, des plans de formation ont été mis en place. Mais les résultats se font toujours attendre. A l'heure où ces lignes sont écrites, le pays dispose de moins de 8 médecins pour 100.000 personnes. Jusqu'à quand ?