La poudre pour bébé Johnson&Johnson pourrait être cancérigène
La poudre pour bébé Johnson&Johnson pourrait être cancérigène

Suspectée d’être cancérigène, une poudre pour bébé interdite au Congo

Le ministère du Commerce a fait retirer du marché congolais les stocks de la poudre pour bébé Johnson baby powder dont la composition faisait déjà l’objet de controverse aux Etats-Unis et au Canada.

Arnaud Ntchapda
Rédigé le , mis à jour le

Un danger pour les bébés ! Voilà comment les autorités de la République du Congo perçoivent la Johnson baby powder une poudre pour le change des bébés censé prévenir les irritations.  Elles viennent de l’interdire sur leur territoire. Tous les stocks disponibles dans les établissements de distribution, dépôts et magasins ont été saisis. Les importations ont également été suspendues. Le sort définitif de ce produit de  la marque américaine Johnson&Johnson va dépendre des résultats des analyses de  laboratoire en cours.

La Johnson baby powder contiendrait des substances potentiellement cancérigènes. Le journal congolais Les Dépêches de Brazzaville indique le ministère du Commerce en est arrivé à cette conclusion au terme de plusieurs semaines de concertation avec la société civile. La poudre pour bébé serait contaminée à l’amiante, un matériau dont les fibres peuvent provoquer des cancers du poumons.

Une poudre également pointée du doigt aux Etats-Unis et au Canada

L’Action pour l’environnement et le développement (AED) qui a donné l’alerte considère les mesures du ministre du Commerce comme une victoire. Pour son président, Eugène Loubaki, cité par notre confrère, la toxicité de ce produit n'est plus à prouver, en raison de "la présence avérée du talc contaminé à l’amiante". 

Le Réseau international pour l’élimination des polluants (IPEN), dont l'AED est membre, milite pour l’élimination des polluants tels que le plomb dans les peintures, le mercure ou encore les perturbateurs endocriniens. À la suite de l’interdiction de la poudre incriminée aux États-Unis et au Canada, l’IPEN aurait demandé à l’AED de mener la bataille en vue du retrait du produit au Congo. Depuis mars, Johnson&Johnson fait l’objet de plus vingt mille poursuites judiciaires liées à sa poudre pour bébé à base de talc.