L'épidémie d'Ebola est presque éteinte en RDC (Image d'illustration)
L'épidémie d'Ebola est presque éteinte en RDC (Image d'illustration)

Le Burkina Faso en état d'alerte face à la menace Ebola

Alors qu'un cas importé de la maladie à virus Ebola a été récemment détecté en Côte d'Ivoire, le Burkina Faso vient d'identifier un cas "suspect" d'Ebola au Centre hospitalo-universitaire de Bogodogo (CHU-B), à Ouagadougou.

Badr Kidiss
Rédigé le

Elle tisse sa toile. La maladie à virus Ebola semble gagner du terrain en Afrique de l'Ouest. Alors que la Côte d'Ivoire continue de tracer, isoler et vacciner les contacts du cas positif à Ebola, le Burkina Faso s'inquiète à l'heure où l’OMS a jugé "élevée" la menace d'une épidémie aux niveaux national et régional.

Dimanche dernier, le ministère burkinabé de la Santé a annoncé l'identification d'un cas suspect à Ouagadougou. Il s'agit d'un patient âgé de 22 ans qui est arrivé en provenance de la Côte d'Ivoire. Après avoir été admis dans deux formations sanitaires du district sanitaire de Ziniaré (Région du Plateau central), le jeune malade a été pris en charge à l'hôpital de Bogodogo à Ouagadougou. Il serait potentiellement contaminé par le virus d'Ebola qui a été découvert sous sa forme épidémique pour la toute première fois en Afrique Centrale en 1976. Dans l’hypothèse où sa contamination serait confirmée, cela risque de rappeler de mauvais souvenirs au Burkina Faso. 

5 ans après, la revoilà ! 

En février dernier, Ebola a fait son retour en Afrique de l'Ouest, cinq ans après la fin de la pire épidémie de l'histoire du virus qui avait fait plus de 11.000 morts entre 2013 et 2016. Touchée par cette nouvelle épidémie, Conakry a réussi à la vaincre en juin dernier.

Mais depuis, la Côte d'Ivoire a identifié un cas confirmé d'Ebola et tous les pays de la sous-région sont en état d'alerte. Autant dire que la récente identification d'un cas suspect au Burkina Faso inquiète au plus haut point. D'autant que le dernier plan de riposte à une épidémie d'Ebola sur le sol burkinabé, qui date de 2014, pointe les difficultés à réaliser des diagnostics ou encore les lacunes de la prise en charge des malades.