La RD Congo en "guerre" contre le cancer colorectal

A Kinshasa, une opération de dépistage du cancer du côlon et du rectum a été organisée au sein de l'hôpital de l’amitié sino-congolaise.

Arnaud Ntchapda
Rédigé le
Des patientes venues se faire dépister à l’hôpital de l’amitié sino-congolaise
Des patientes venues se faire dépister à l’hôpital de l’amitié sino-congolaise  —  Fondation Aurore

C'est un cancer de plus en plus fréquent. Le cancer colorectal, connu aussi sous le nom de cancer du côlon et du rectum, fait beaucoup de victimes dans les quatre coins de l'Afrique. Pourtant, lorsqu'il est détecté tôt, il se guérit 9 fois sur 10. C'est pour cette raison que la Fondation Aurore a organisé, en République démocratique du Congo (RDC), une campagne de dépistage, dans le cadre de Mars Bleu, le mois du dépistage du cancer colorectal.

Basée sur le sol congolais, la Fondation Aurore a fait de la lutte contre les cancers une priorité. Et pour cette campagne, elle n'a pas hésité à mettre les bouchées doubles. Baptisée "Gastro pour tous", cette opération a été menée à l’hôpital de l’amitié sino-congolaise dans la commune de N’djili à Kinshasa.

Un cancer sans symptômes

Le cancer colorectal est sournois. Il peut se développer en silence pendant plusieurs années, sans le moindre symptôme ! D’abord, des polypes apparaissent à l’intérieur du côlon ou du rectum. Ils sont bénins, mais peuvent se transformer au bout de cinq ans, ou même dix ans, en cancer. C’est là que les symptômes apparaissent… Parmi lesquels la diarrhée ou la constipation, les douleurs abdominales ou la présence de sang dans les selles. Pour éviter d’en arriver là, le dépistage est primordial.

Le cancer colorectal survient généralement après 50 ans, et il touche aussi bien les hommes que les femmes. La coloscopie est l’examen privilégié pour détecter le cancer colorectal. Contrairement aux idées reçues bien tenaces, ce n’est pas douloureux, puisque la coloscopie est réalisée sous anesthésie générale. En dehors de cet examen, les campagnes de dépistage misent aussi sur un test rapide à réaliser chez soi avec un simple prélèvement de selles, qui sera ensuite analysé pour détecter la présence de sang. Certes, ce n'est pas glamour, mais indispensable.