Kinshasa manque d'eau, en pleine pandémie de coronavirus

Dans une République démocratique du Congo au système de santé fragilisé par de nombreuses épidémies, la capitale Kinshasa s'apprête à être privée d'eau plusieurs jours d'affilée, alors qu'elle vit toujours à l'heure du Covid-19.

Badr Kidiss
Rédigé le
A Kinsahsa, la double peine des Congolais privés d'eau (photo d'illustration)
A Kinsahsa, la double peine des Congolais privés d'eau (photo d'illustration)

C'est ce que l'on appelle la double peine ! Alors que la République démocratique du Congo vit à l'heure de la crise sanitaire mondiale du Covid-19, elle doit faire face à un autre problème de santé publique, les coupures d'eau potable. A l'heure où le coronavirus continue de sévir dans la capitale congolaise, les Kinois auront visiblement du mal à appliquer certains gestes barrières. Car il est difficile de se laver les mains régulièrement quand on n'a pas d'eau. Et selon nos confrères de Kinshasa Times, la capitale congolaise sera en pénurie d’eau dès la semaine prochaine. 

"L’entreprise n’est plus en mesure d’assurer le fonctionnement de ses usines; les produits chimiques pour le traitement d’eau sont et rupture de stock", explique Alain Senenge, président de l’Intersyndical de la Régie de distribution d’eau (REGIDESO) sur les colonnes de Kinshasa Times. Toujours selon Senenge, "nous n’avons plus d’intrants pour le traitement d’eau. Nos machines tombent en panne du jour au lendemain. En attendant l’arrivée des nouvelles machines, nous sommes obligés d’intervenir à chaque moment et ça nous exige des moyens". 

Une source de maladies graves

Si cette situation fait courir le risque d'une contamination au coronavirus (Covid-19), elle peut aussi être à l'origine de nombreuses maladies assez graves. 

En l'absence d'une eau potable, nombreux sont les Congolais qui se contentent actuellement d'une eau sale, polluée ou infectée. Mais celle-ci est la source de différentes maladies graves, telles que le choléra, le paludisme ou encore la diarrhée. Des pathologies qui tuent essentiellement les enfants de moins de 5 ans. Jusqu'à quand ?