La "Flakka" a fait son apparition au Maroc  (photo d'illustration)
La "Flakka" a fait son apparition au Maroc (photo d'illustration)

Flakka, la "drogue zombie" frappe le Maroc

Surnommée la "drogue zombie", la Flakka produite en Chine et populaire aux Etats-Unis aurait fait son apparition au Maroc.

Ammar Belahcen
Rédigé le , mis à jour le

C'est une drogue bon marché qui fait des ravages ! La "flakka" est chimiquement semblable à des sels de bain. Egalement connue sous le nom d'Alpha-PVP, cette substance peut provoquer de l'hypertension, de la tachycardie, voire des hallucinations. Popularisé dans les années 2010, elle fait partie des nouvelles substances de synthèse dont la vente a explosé sur le "dark web", un ensemble de réseaux clandestins sur Internet. Et aujourd'hui, ce stupéfiant fait les gros titres de la presse marocaine : un jeune de 23 ans a été admis aux urgences dans un état d’agitation extrême, sous l'emprise de "flakka". 

Ce stupéfiant vient de faire son apparition dans un Maroc qui a récemment légalisé l'usage thérapeutique du cannabis. Selon la revue Toxicologie du Centre Anti Poison et de Pharmacovigilance du Maroc (CAPM), la flakka provoque des comportements "extrêmement agressifs" chez le consommateur: Cannibalisme, meurtres, suicides… sont souvent associés à cette substance. Et comme toute drogue, l'alpha-PVP peut aussi être dangereuse par ses effets secondaires. Des cas d'insomnie, d'anxiété, de paranoïa voire des envies suicidaires ont notamment été recensés. 

Des recommandations nationales

Face à cette drogue qui peut rapidement rendre dépendant, le CAPM assure que certains laboratoires peuvent effectuer des analyses toxicologiques de ce stupéfiant, à travers tout le royaume. Il recommande aux médecins addictologues, urgentistes et réanimateurs de chercher la notion de prise de ce stupéfiant, devant tout tableau clinique évocateur et de le notifier au CAPM.

La revue rappelle également que les patients ayant consommé cette puissante drogue peuvent présenter différents symptômes, des convulsions, une agitation, une confusion ou même une défaillance viscérale. Ces signes peuvent être soignés à temps par un traitement spécifique, détaillé par le CAPM.