Le vaccin d'AstraZeneca n'est pas la seule solution anti-Covid au Maroc (photo d'illustration)
Le vaccin d'AstraZeneca n'est pas la seule solution anti-Covid au Maroc (photo d'illustration)

Covid-19 RDC : Un faible engouement pour la vaccination qui inquiète

La méfiance des Congolais et le lancement tardif de la campagne de vaccination anti-Covid-19 font que les autorités pourraient bientôt détruire des millions de doses périmées.

Arnaud Ntchapda
Rédigé le , mis à jour le

La campagne de vaccination est loin d'avoir connu le succès espéré. Pour cette campagne, la République démocratique du Congo (RDC) a reçu 1,7 millions de doses de vaccin Astrazeneca, dans le cadre du mécanisme COVAX, dispositif pour un accès mondial aux vaccins contre la Covid-19. Mais ces vaccins avaient une date de péremption du 22 et 24 juin 2021. Résultat, bon nombre de ses sérums n'ont pas été administrés sur le sol congolais.

Si plus d'un million de vaccins ont été prêtés à d'autres pays africains, comme le Sénégal, le Ghana, le Togo et l'Angola, la directrice du Programme élargi de vaccination (PEV), Dr Elisabeth Mukamba, a assuré que cette campagne de vaccination anti-Covid n'allait pas être suspendue. Elle a expliqué que tous les Congolais qui ont déjà reçu leurs premières doses du vaccin Covishield d'Astrazeneca vont, comme prévu, recevoir la deuxième injection. La responsable indique aussi que des démarches sont en cours pour acquérir de nouveaux vaccins d’autres fabricants. 

Une campagne de vaccination mouvementée

Prévue pour le 15 mars, la campagne de vaccination anti-Covid a dû être suspendue, le temps d'obtenir les conclusions des études sur le vaccin Covishield d'AstraZeneca. De plus, des reportages diffusés par les médias qui émettaient des doutes sur le vaccin, ont créé une réticence de la population au vaccin.

A ce stade, près de 50.000 personnes ont été vaccinées en RDC dont près de la moitié à Kinshasa, l'un des plus gros foyers de contamination au Covid-19 sur le territoire national. Le personnel de santé, les personnes âgées de plus de 55 ans et les personnes souffrant de comorbidités (maladie rénale chronique, hypertension artérielle ou diabète), sont les cibles prioritaires de la campagne de vaccination, à l'heure où l'Afrique fait face à une troisième vague de contaminations qui semble plus forte que les précédentes.