La situation de la capitale s'aggrave. 2.678 cas dans la région de Rabat-Salé-Kénitra au 4 août 2020.
La situation de la capitale s'aggrave. 2.678 cas dans la région de Rabat-Salé-Kénitra au 4 août 2020.

Covid-19 : Rabat à nouveau dans le rouge

Fermeture de la principale gare ferroviaire, de nombreux bouchers testés positifs, des quartiers encerclés… Mais que se passe-t-il réellement à Rabat ?

Sabrina El Faïz
Rédigé le , mis à jour le

Un confinement général, puis un confinement partiel, puis "au cas par cas". Les Marocains ne savent plus où donner de la tête ! Sur les réseaux sociaux, les questions qui tournent révèlent le trouble de chacun: ‘’pouvons-nous entrer à Rabat ?’’, ‘’Si j’entre à Tanger, puis-je en ressortir ?’’, ‘’J’ai une carte nationale casablancaise, puis-je y aller sans risque ?’’…

Les directives sont données, mais les réponses pas toujours claires. Après Tanger, c’est donc actuellement sur Rabat que les yeux se tournent. La capitale est fermée… mais pas vraiment ! Officiellement, la circulation inter-villes est interdite dans certaines régions et la capitale n'en fait pas partie.

Pour ajouter au trouble, depuis quelques jours, sous prétexte de "travaux", la principale gare ferroviaire de la ville a fermé ses portes. Des voyageurs ont été bloqués, seules les personnes avec une autorisation ont pu passer. Pour les autres, c’est retour à la case départ ! Pourtant, si "travaux" il y a, les trains ne démarrent pour personne...

Mais que se passe-t-il à Rabat ?

Quand la situation est floue, les rumeurs vont bon train, comme au lendemain de chaque décision officielle. Si on en revient aux chiffres,  la situation de la capitale s'aggrave : 2.678 cas dans la région de Rabat-Salé-Kénitra au 4 août 2020.

De plus, à la veille de l’Aïd Al Adha, de nombreux bouchers contraints de se faire dépister ont été révélés positifs à la Covid-19. Ils sont notamment localisés dans les quartiers de Rachad à Takaddoum et de Bezanta, au niveau de Youssoufia. Ces quartiers ont été fermés afin de cerner le périmètre de propagation.

Parallèlement, au niveau de la plage, fermée jusque-là pour travaux, les forces de l’ordre tentent d’imposer les règles de sécurité sanitaire. Ce lieu qui accueillait une moyenne de 10.000 baigneurs par jour en période estivale, est actuellement disponible aux petits groupes avec une distanciation physique.