La compagnie Air Algérie s'apprête à reprendre du service (photo d'illustration)
La compagnie Air Algérie s'apprête à reprendre du service (photo d'illustration)

Covid-19 : Le variant indien gagne du terrain dans une Algérie qui s'apprête à accueillir ses ressortissants

Alors que les autorités ont annoncé que les ressortissants algériens et étrangers pourront bientôt séjourner en Algérie, le variant indien ne cesse de se propager sur le sol algérien.

Badr Kidiss
Rédigé le

Fin du cauchemar pour les Algériens bloqués à l'étranger ? C'est en tout cas ce que laisse entendre la dernière déclaration du ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid. Ce dernier a annoncé que le comité scientifique de suivi de la pandémie a recommandé le rapatriement des Algériens et l'entrée des étrangers "en imposant des conditions strictes". Un test PCR négatif, de moins 36 heures avant le départ pour l'Algérie, sera exigé aux voyageurs ainsi que des tests antigéniques à l'arrivée sur le sol algérien.

Les cas positifs détectés seront placés en quarantaine pendant 10 jours dans des hôtels. Les frais relatifs à cet isolement et les tests antigéniques seront aux frais des voyageurs. Abderrahmane Benbouzid précise aussi que les personnes en provenance de pays où les variants du coronavirus sont très répondus seront soumises à des mesures plus strictes : après la quarantaine de dix jours, elles devront subir d'autres examens médicaux. 

Un variant indien qui inquiète

Alors que les frontières de l'Algérie sont officiellement toujours fermées, le ministre de la Santé estime qu'"il est possible qu’on ouvre un peu". Avant de rappeler que "l’ouverture des frontières n’est pas du ressort du ministère de la Santé". La réouverture, sous conditions, des frontières intervient à l'heure où l'Algérie fait face à la propagation du variant indien du SARS-CoV-2 sur son territoire. 

Identifié pour la première fois en Algérie début mai, ce variant est désormais lié à 20 cas de contaminations sur le sol algérien. Il y a quelques jours, le variant indien a rejoint la liste de trois autres "mutants", ceux repérés d'abord en Afrique du Sud, en Grande-Bretagne et au Brésil, qui sont considérés comme "préoccupants" car ils seraient plus dangereux que la version initiale du coronavirus, soit parce qu'ils sont plus contagieux, mortels ou résistants à certains vaccins.  En ce qui concerne le variant apparu en Inde, il a été ajouté à la liste parce qu'il est plus contagieux