À Sousse, rares sont les Tunisiens qui respectent les gestes barrières contre le Covid-19
À Sousse, rares sont les Tunisiens qui respectent les gestes barrières contre le Covid-19

Coronavirus : plus l'épidémie ralentit, plus les Tunisiens "oublient" les gestes barrières

Alors que les autorités continuent d'identifier de nouveaux malades du coronavirus (Covid-19), les Tunisiennes et Tunisiens respectent de moins en moins les gestes barrières.

Badr Kidiss
Rédigé le , mis à jour le

Comme si de rien n'était... A l'heure où les frontières ont rouvertes, où l'accalmie se ressent dans les hôpitaux, où la vie reprend, les Tunisiens ont-ils baissé leur garde face au coronavirus (Covid-19) ? On peut se poser la question, vu le non-respect des gestes barrières qu'on peut observer aux quatre coins du pays.

Si la santé épidémiologique du pays est la meilleure en Afrique du Nord, les autorités continuent d'identifier des personnes atteintes du Covid-19 (4 nouveaux cas confirmés ce 13 juillet). Mais alors que les politiciens "maîtrisent la situation", de nombreux citoyens oublient les gestes barrières (se laver régulièrement les mains à l'eau et au savon ou avec du gel hydroalcoolique, éterner/tousser dans son coudre, éviter les embrassades, porter un masque, respecter la distanciation physique d'au moins 1 mètre). 

Les cas importés augmentent

Les derniers communiqués du ministère de la Santé ont fini par convaincre les Tunisiens : ils ont vaincu le coronavirus. Pourtant, la réalité est autre. A la date du 15 juillet, on recense 1306 cas, dont 50 décès. Certes, la majorité des nouveaux cas sont "importés", mais des cas de transmission locale du coronavirus sont également enregistrés. 

Mais dans les rues de la capitale, plus personne ne porte un masque. Sur les plages, aucune mesure sanitaire n'a été mise en place. Dans les mosquées, on ne prend plus la température à l'entrée, et la distanciation sociale n'est plus respectée. Dans les commerces, on n'hésite pas à se bousculer pour ne pas rater la dernière promo du jour. Même les politiciens donnent le mauvais exemple, en se serrant la main. Jusqu'à quand ?