Coronavirus : le Maroc accélère la production des vaccins anti-Covid pour toute l'Afrique

Bien que la campagne de vaccination n'ait pas encore commencé, le conseil d’administration de l’Institut Pasteur du Maroc planche sur le défi d'une production de vaccins anti-Covid pour le royaume et tout le continent africain.

Sabrina El Faïz
Rédigé le , mis à jour le
Des laboratoires tunisiens privés sont habilités à tester le coronavirus (photo d'illustration)
Des laboratoires tunisiens privés sont habilités à tester le coronavirus (photo d'illustration)

La campagne de vaccination contre le coronavirus n'a pas encore commencé, mais la question de la production locale se pose déjà. Alors que le royaume ambitionne de produire des vaccins anti-Covid pour tout le continent africain, une zone industrielle dans la région de Casablanca va être dédiée à la production de ces doses. C'est ce qui ressort de la dernière réunion du conseil d'administration de l'Institut Pasteur du Maroc (IPM) qui a été présidée par le ministère de la Santé, Khalid Ait Taleb. 

Ce nouveau site de production de vaccins permettra aussi au royaume de répondre à ses propres besoins en termes de maladies infectieuses et d’intoxication liées aux morsures de scorpions ou de serpents, rapporte le communiqué de l’Institut Pasteur. Mieux encore, le Maroc se positionne, doucement mais sûrement, parmi les pays producteurs de produits biologiques. Rien que ça. 

Une expertise des analyses biologiques 

En parallèle, le Conseil d’administration de l'IPM s’est aussi penché sur la création du centre national d’expertise des analyses biologiques médicales spécialisées. Cet établissement ambitionne de prévenir et mesurer le danger des maladies contagieuses. 

Grâce à une telle structure, le Maroc devrait faire un bond dans le dépistage et la prise en charge de différentes maladies infectieuses. Et il ne faudra sans doute plus attendre plusieurs jours pour obtenir les résultats d'analyses biologiques, vu que toutes les compétences seront 100% made in morocco. Ce centre devrait aussi permettre aux concitoyens d’avoir accès à certains examens qui étaient jusque-là hors de prix.