Coronavirus : le Gabon mise sur les tests rapides antigéniques

Face à la deuxième vague de coronavirus (Covid-19), le Gabon continue de renforcer et d'améliorer son dispositif de dépistage.

Arnaud Ntchapda
Rédigé le , mis à jour le
Les tests antigéniques sont disponibles à Libreville (image d'illustration)
Les tests antigéniques sont disponibles à Libreville (image d'illustration)

La riposte s'accélère. Fort de 60 sites de prélèvement et d’un réseau de 15 laboratoires implantés sur tout le territoire, le Gabon a réalisé des tests de Covid-19 pour près d’un cinquième de ses deux millions d’habitants. Un résultat rendu possible par la décentralisation et l’augmentation de la capacité de diagnostic dans toutes les régions sanitaires du pays. Mais malgré cet exploit, les délais d'attente et de résultats demeurent un frein important pour freiner efficacement le virus. Face à cette situation, les autorités ont décidé de miser sur les tests rapides antigéniques (TRA). 

Les principaux centres de santé de la capitale, Libreville, ont été équipés de ces nouveaux tests rapides qui peuvent donner des résultats dans un délai de 15 à 30 minutes. Fin janvier, le ministre de la santé Guy Patrick Obiang Ndong précisé que “toutes les personnes qui consultent et qui présentent une fièvre, une toux, un mal de gorge et des douleurs articulaires“ devaient être testées avec le nouvel appareil. 

Améliorer le testing et la prise en charge des malades

En octobre dernier, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estimait que le lancement des tests rapides antigéniques en Afrique allait booster les capacités de dépistage et “changer la donne dans la lutte contre la pandémie“. Si président Ali Bongo Ondimba a fait du dépistage de masse une priorité depuis le début de l'épidémie sur le sol gabonais, le pays a déjà réalisé plus de 462.000 tests de dépistage du coronavirus. Grâce aux TRA, le nombre de tests réalisés devrait fortement augmenter. 

Effectués aussi à l'aide d'une tige enfoncée au fond du nez, les tests rapides antigéniques - qui sont déjà utilisés dans certains pays africains dont le Maroc - sont moins chers et faciles à utiliser. Mais ils sont moins efficaces que les tests PCR, notamment sur les patients asymptomatiques.